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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Qu’ils soient députés, sénateurs ou bien ancien patron des services secrets, plusieurs personnalités françaises ont remis en doute la version propagée par les médias français concernant l’implication du Maroc dans l’espionnage de personnalités françaises via le logiciel Pegasus. 

    L’affaire du logiciel Pegasus continue de faire les choux gras de la presse hexagonale. Plusieurs médias français, dont Le Monde et France info, ont affirmé que plusieurs centaines de téléphones en France auraient été espionnés par le Maroc via le logiciel Pegasus conçu par la firme israélienne NSO. Des affirmations qualifiées d' »allégations mensongères » par les autorités marocaines qui ont fait savoir que jusqu’ici, aucune preuve matérielle n’est venue étayer l’enquête réalisée par plusieurs médias internationaux au sujet de l’implication du Maroc dans l’espionnage massif de plusieurs personnalités françaises, dont le président de la République Emmanuel Macron.

     

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    Le Maroc n’est pas le seul à mettre en doute la version relayée par les médias hexagonaux, puisque plusieurs personnalités françaises, et non des moindres, ont remis en doute l’implication du Maroc. C’est notamment le cas de l’ancien patron du renseignement intérieur français Bernard Squarcini. Interrogé par la radio Europe 1, ce fin connaisseur des rouages de l’espionnage international a remis en doute la responsabilité du Maroc dans cette affaire. « C’est trop facile (…) le Maroc est un partenaire, il est adossé à d’autres grands pays, d’autres grandes puissances avec lesquelles il coopère », a indiqué l’ex-patron de la DGSI.

    Des doutes également formulées par le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, pour qui « les connaisseurs savent que c’est trop facile et bien commode d’accuser le Maroc alors même que son Roi a été espionné ». Le sénateur Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc au Sénat, abonde: « Le Maroc fait l’objet manifestement d’attentions particulières, de campagnes de presse et de dénigrement avec des accusations très graves ».

    « Tentative de déstabilisation »

    « Mais quand on porte des accusations, il faut en assumer les preuves », s’étonne celui qui est également à la tête de la Commission des affaires étrangères au Sénat. « Jusqu’à preuve du contraire, ce ne sont que des histoires qui traînent régulièrement (…) On est dans l’absurde. On voit bien que ces accusations sont des montages, et donc nous n’avons aucune preuve, et jusqu’à présent nous n’avions jamais eu aucune”, ajoute-t-il. Christian Cambon a également dénoncé des « allusions et des généralisations », ainsi qu’une manoeuvre « agitée par une main qui, comme d’habitude et depuis longtemps, rassemble les adversaires du Maroc ».

    Pour ce sénateur de droite, « la décision américaine sur la souveraineté du Maroc sur son Sahara crée manifestement des tensions et le Royaume gêne beaucoup de monde ». Ce qui a conduit selon lui à un « acharnement très ciblé » de certains médias français à l’égard du Maroc. « On s’aperçoit que les crédits sont très sélectifs, on voit des pays voisins qui ne font l’objet d’aucune critique, ni sur le front des droits, ni sur le front du développement économique », déplore-t-il.

     

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    « Je pense que c’est une forme de jalousie à l’égard du Maroc et je trouve ça triste, parce que dans le monde difficile et compliqué dans lequel nous vivons (…) on voit des tentatives de déstabilisation partout », ajoute Christian Cambon, pour qui cette « hostilité » vis-à-vis du royaume est nourrie par « certains intellectuels qui prennent le Maroc comme cible de critiques ». « Nous n’avons pas de leçons à donner à quiconque. Je pense que cela est parfaitement orchestré, ce qui me fait dire que si j’additionne les tensions avec l’Allemagne, avec l’Espagne, [et] maintenant cette affaire d’écoutes, les différents éléments laissent à croire que des gens agissent pour déstabiliser le pays », conclut-il.

     

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