Mohammed VI accomplit la prière du vendredi à la mosquée Hassan II de Casablanca

Arrivé à Casablanca, le roi Mohammed VI a accompli la prière du vendredi à la mosquée Hassan II.

L’imam a entamé son prêche en soulignant les innombrables bienfaits du jeûne du mois sacré du Ramadan, un mois d’abstinence, d’évocation de Dieu, de lecture du Coran, de pardon, de générosité et de charité, et au cours duquel les voies du paradis sont grandement ouvertes, les bonnes oeuvres généreusement rétribuées, les voeux exhaussés et les pêchés pardonnés comme le soulignent les versets coraniques : « Ô vous qui croyez ! Il vous est prescrit le Jeûne, comme il fut prescrit à ceux qui vous précèdent, puissiez-vous pieusement craindre ! » et « Le mois de Ramadan durant lequel le Coran a été descendu comme guide pour les gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne!’’.

L’imam a invité les croyants à observer comme il se doit le jeûne, puisque la finalité de ce mois n’est pas de faire souffrir l’Homme, ni de le priver des plaisirs de la vie. Le jeûne, a-t-il dit, constitue un acte hautement bénéfique et généreusement rétribuable, prescrit par le Tout-puissant pour ses multiples bienfaits pour les fidèles, dans le monde ici-bas et dans l’au-delà. En observant ce pilier de l’islam, a-t-il expliqué, le fidèle accède au stade de la dévotion, qui est l’objectif suprême de toutes les obligations religieuses ainsi que de toutes les bonnes œuvres, ajoutant que la dévotion est le couronnement de toutes les adorations puisqu’elle immunise l’Homme contre le péché et constitue de ce fait l’ultime finalité des obligations et pratiques religieuses.

Le prédicateur a ensuite mis l’accent sur les multiples facettes du jeûne, précisant qu’il ne s’agit pas uniquement pour le croyant de renoncer à tout ce qui est susceptible de rompre son abstinence, mais aussi d’observer les bonnes pratiques à même d’aider à purifier l’âme et de se départir de tout acte malveillant ou préjudiciable à autrui. Le jeûne est en fait l’adoration et l’obéissance de Dieu par l’invocation et le recueillement, a-t-il dit. L’imam a fait observer, dans ce sens, que le jeûne n’a pas de sens pour quiconque dont le comportement n’aura pas été corrigé durant ce mois sacré par la dévotion et l’imploration du Très-Haut conformément à la parole du prophète Sidna Mohammed, paix et salut sur lui: « Combien de jeûneurs ne récoltent de leur jeûne que la faim! ».

Dans l’école du jeûne, a-t-il affirmé, le croyant apprend les vertus de la patience et de la persévérance, l’une des grandes finalités de ce pilier de l’islam. Se priver des besoins essentiels de la vie, maîtriser ses instincts, multiplier les prières et les évocations de Dieu après la rupture, purifier son âme de tous les péchés, se comporter de manière appropriée, éviter les querelles stériles, autant d’actions qui ne peuvent être accomplies qu’en étant armé de patience et animé du seul désir de la rétribution suprême. Le prédicateur a relevé que dans cette ferveur spirituelle qui caractérise le mois sacré de Ramadan, la oumma a commémoré, hier jeudi, l’anniversaire de la disparition de feu Sa Majesté Mohammed V, après un long combat et une lutte acharnée pour la récupération de la dignité et de la liberté de son peuple, après plus de 40 ans de colonisation.