Qui est Mohamed Haramou, nouveau patron de la Gendarmerie royale?

Le général Mohamed Haramou reçu en audience par le roi Mohammed VI. Crédit: DR

Qui est le « très discret » successeur de l’emblématique général de corps d’armée Hosni Benslimane, à la tête de la Gendarmerie royale depuis 1972?

Le roi Mohammed a nommé lundi 4 décembre le général de division Mohamed Haramou à la tête de la Gendarmerie royale, en remplacement du général de corps d’armée Hosni Benslimane. S’il remplace une figure emblématique de l’armée marocaine, en poste depuis 1972, le désormais ex-commandant du groupement d’escadrons d’honneur de la gendarmerie royale n’en demeure pas pour autant un inconnu.

En effet, au cours de sa carrière au sein du dispositif sécuritaire national, Haramou a effectué beaucoup de missions de sécurité à travers le Maroc, explique à H24Info Abderrahmane Mekkaoui, expert dans les questions militaires et stratégiques. Et de préciser que le nouveau commandant de la Gendarmerie royale a même participé à la Marche verte.

Lauréat de Saint-Cyr, Haramou est un jeune officier «très discret et fidèle à la monarchie», selon Mekkaoui, qui le décrit comme un connaisseur de la géopolitique du Maroc, de ses stratégies, et de ses défis. «Je pense que le choix du général Haramou est bien étudié. Il est vraiment l’homme qu’il faut pour cette mission», insiste notre expert.

Quant à la motivation de cette nomination, Mekkaoui explique qu’elle répond à une volonté de rajeunissement, qui s’inscrit dans le prolongement de la stratégie royale entamée en 1999. Il s’explique: «L’on assiste à une relève générationnelle entre les officiers anciens et des successeurs non moins compétents, parce que la situation sécuritaire du Maroc exige des compétences nouvelles face à des défis multiples qui se dessinent à l’horizon». L’expert cite, entre autres, la lutte contre le terrorisme et celle contre le crime organisé (mafia de la cocaïne, trafic d’êtres humains, commerce illicite des armes, etc.).

La nomination du général Haramou était donc attendue, car « il a été proposé par le général Benslimane lui-même », conclut Mekkaoui. La relève du plus ancien responsable sécuritaire du monde arabe et même du monde entier, depuis sa prise de fonctions en 1972, est donc assurée.