Marrakech: Il employait 100 prostituées, un proxénète comparait devant la justice

4508

Le procès d’un proxénète démarre vendredi 14 juin à la Chambre criminelle du tribunal de première instance de Marrakech. Il est accusé d’avoir employé une centaine de prostituées dans une villa transformée en maison close.

La première audience du procès d’un proxénète soupçonné d’employer une centaine de prostituées dans une villa transformée en lupanar à Marrakech, démarre vendredi 14 juin à la Chambre criminelle du tribunal de première instance de Marrakech, rapporte le journal Al Akhbar du mardi 11 juin. Le proxénète en question est notamment soupçonné d’avoir transformé une villa en maison close devenue le repère des clients en provenance des pays du Golfe.

Un catalogue des photos de 100 prostituées était mis à la disposition des clients qui pouvaient choisir la personne de leur choix. Le mis en cause, dénommé Redoine X.L. est originaire de la ville de Skhirate, précise le journal arabophone. Il est poursuivi notamment pour « proxénétisme et participation à la mise en place de maisons closes », ajoute encore nos confrères.

Lire aussi: Marrakech: 32 jeunes femmes condamnées pour
prostitution

Le mis en cause a été arrêté à Salé lors d’un banal contrôle routier. Les policiers ont découvert qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt national datant du 10 mars 2019 pour « traite d’êtres humains ». Lors des premières investigations, le mis en cause a admis avoir employé quelques 100 jeunes femmes dans sa maison close tout en avouant qu’il interdisait à « ses » prostitués de travailler pour le compte d’autres proxénètes.