Les jihadistes de Nador prévoyaient de faire exploser le Parlement et le Festival Mawazine

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Les investigations menées par le BCIJ suite au démantèlement d’un réseau terroriste hispano-marocain, notamment à Nador, vont bon train. Et les premiers éléments de l’enquête font froid dans le dos. 

Le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) poursuit ses investigations suite au démantèlement d’un réseau jihadiste entre l’Espagne et Nador, au Maroc, mercredi dernier. Selon les deniers éléments de l’enquête, révélés par nos confrères d’Assabah dans leur édition du lundi 9 décembre, les trois jihadistes arrêtés à Béni Nsar (près de Nador, un quatrième a été arrêté à Madrid), prévoyaient d’effectuer des attaques terroristes de grande envergure au Maroc et en Espagne, et ce dans le but de venger la mort d’Abou Bakr Al Baghdadi, l’ancien chef de Daech assassiné par les forces spéciales américaines.

Parmi les cibles visées par les présumés terroristes, figurent des policiers et des soldats que les jihadistes prévoyaient d’assassiner. Ces derniers visaient également le mausolée de Sidi Ali qu’ils souhaitaient vandaliser, mais également le Parlement où ils comptaient déposer des explosifs, détaillent nos confrères arabophones. Une autre attaque visait cette fois le Festival Mawazine, qui draine chaque année comme on le sait des centaines de milliers de spectateurs.

 

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Les membres de cette cellule nourrissaient manifestement de l’ambition puisqu’ils avaient également comme plan de faire sauter la prison Salé 2 où croupit un certain nombre de détenus pour des affaires liés au terrorisme, tout comme attaquer plusieurs débits d’alcool à Melilia et assassiner un agent d’autorité de Béni Nsar soupçonné par les jihadistes d’avoir participé à l’arrestation d’un certain nombre de leurs «frères» dans des affaires de terrorisme.