Les chirurgiens du Maroc «scandalisés» par le reportage de TF1

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Le reportage «Maroc, la folie du bistouri» diffusé le 7 février 2021 sur la chaîne de télévision française TF1./DR

La Société marocaine de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SMCPRE) a réagi au reportage de la chaîne française TF1 sur la chirurgie esthétique au Maroc, qu’elle dit rempli de «clichés» et «loin de la réalité».

Le reportage «Maroc, la folie du bistouri» diffusé le 7 février 2021 sur la chaîne de télévision française TF1 continue de faire parler de lui. Derniers à se prononcer, les chirurgiens du Maroc de la SMCPRE, outrés, se sont fendus d’un communiqué dénonçant un reportage «loin de la réalité».

Les membres du bureau de la SMCPRE se disent ainsi «scandalisés par les images véhiculées ainsi que par les messages contenus dans ce reportage» et expriment «leur totale indignation», dans leur communication datée du 11 février et signée par le président, le Pr Boukind El Hassan

Selon eux, «l’approche et le traitement manque d’objectivité» dans ce reportage rempli «de clichés déformés». «La représentation qui a été donnée dans ledit reportage est loin de refléter la réalité de la chirurgie plastique réparatrice et esthétique telle qu’elle est exercée au Maroc», fustigent-ils évoquant notamment «les chiffres mentionnés qui ne représentent aucunement la réalité de l’activité de la quasi-totalité des praticiens».

Le reportage qui a fait jaser les réseaux sociaux «est loin de refléter la réalité du Maroc moderne et les avancées qu’il a réalisées dans le domaine des droits des femmes et de leur émancipation». Dans ce sens, les membres du bureau de la SOMCPRE expriment également «leur indignation quant à l’image caricaturale qui est donnée de la femme et de la société marocaine dans son ensemble».

Le reportage, bien que décrié par plusieurs, rouvert néanmoins le débat sur l’image de la chirurgie esthétique et de ses professionnels au Maroc sujets à de nombreuses polémiques.

Dernière affaire en date, la mort d’une jeune influenceuse, décédée des suites d’une opération de liposuccion en juin 2020. Une année plus tôt, une autre jeune femme a trouvé la mort suite à une opération de chirurgie esthétique. Similitudes dans ces deux affaires, et dans bien d’autres par le passé, l’erreur médicale et la responsabilité des cliniques souvent pointées du doigt, entachant davantage l’image de la chirurgie esthétique au royaume.