Les académies régionales vont relocaliser les écoles inondables

à 13:30
Sept personnes ont trouvé la mort mercredi 28 août dans la crue d’un oued causée par les fortes pluies qu’a connues la province de Taroudant. DR

A la suite des récentes inondations meurtrières dans la région de Taroudant, le ministère de l'Education vient de demander aux académies régionales de recenser les écoles situées à proximité des rivières afin par la suite de les relocaliser dans des zones sécuritaires. 

Cette décision précipitée s'inscrit dans un contexte de saison des crues qui débute et de rentrée scolaire, rapporte ce matin L’Économiste, énonçant d'emblée qu'à l'heure actuelle, il n'existe pas de statistiques sur le nombre d’établissements exposés aux risques d'inondation. On sait toutefois qu'ils se trouvent principalement dans les régions de Souss Massa, Drâa Tafilalet et Marrakech Safi.

Officiellement, on dénombre 13.000 écoles dites satellites sur l'ensemble du territoire. Conçu pour pallier au manque d'écoles dans les zones rurales enclavées, ces structures en préfabriqué ne respectent aucune norme de sécurité. De plus, les communes se disputent leur emplacement et elles se retrouvent bâties sur des "frontières" médianes souvent inondables, explique le quotidien.

 

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Les relocaliser dans des zones sécuritaires semble réactiver la volonté du ministère de remplacer ces écoles de fortune par des écoles dites communautaires, en milieu rural et périurbain. Ces nouvelles structures, fusionnant plusieurs écoles satellites, offriront un enseignement plus qualitatif (un seul niveau d'enseignement par classe) et des équipements plus performants (mise en place d'un internat, d'une cantine et surtout de transports scolaires). Côté gestion, les objectifs sont la mutualisation des moyens financiers et l'optimisation des ressources humaines.

Ces établissements ont pour but de soutenir les régions pauvres, enregistrant un fort taux de redoublement ou d'abandon scolaire, tant du côté des élèves que du personnel enseignant, rappelle L’Économiste. Ils pourront en outre développer des activités pédagogiques, sociales (opération 1 million de cartables, programme Tayssir) et parascolaires (sportives, artistiques et culturelles).