Le PAM tourne la page «El Omari»

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Ilyas El Omari.Crédit: DR

Après avoir déposé sa démission en août dernier, Ilyass El Omari est sur le point de quitter la tête du PAM. Le parti tiendra son conseil national le 26 mai prochain pour se prononcer au sujet de son départ et sa succession.
Les jours d’Ilyass El Omari à la tête du PAM sont comptés. Ce dernier a envoyé une lettre au secrétariat du conseil national lui demandant de réunir le conseil national avec un seul point à l’ordre du jour: sa démission. Le lendemain, le secrétariat du parlement du parti a tenu une réunion et a prévu la session extraordinaire le samedi 26 mai 2018, selon un communiqué du parti.
Ilyass El Omari avait surpris plus d’un en démissionnant de la tête du PAM en août dernier, mais est resté aux commandes du parti entre temps. «La dernière session du Conseil national n’avait pas réuni grand monde car la démission d’El Omari n’a pas été programmé. Le parti est en agonie et il faut réagir rapidement», affirme une source au sein du parti.
Selon elle, depuis la démission du SG, le parti ne fonctionne pas comme il le devrait. «Nous sommes la première force de l’opposition mais on n’est visible sur la scène politique», développe notre source qui soutient que le parti a besoin de clarté pour dépasser ce statuquo.
Poussé vers la sortie et sans successeur
Après sa démission, le chef du PAM avait organisé une conférence de presse dans laquelle il avait tout expliqué sauf les raisons de son départ. «Depuis la défaite aux élections, la gestion d’El Omari du PAM a déplu à beaucoup de cadres du parti. Certains n’ont jamais voulu de lui à la tête du parti», nous explique un membre du secrétariat du conseil national.
Quant aux raisons de sa démission, personne ne s’avance mais une source bien informée affirme qu’il a été poussé vers la sortie. «Je ne pense pas que sa démission était une décision personnelle. Connaissant le personnage, je crois qu’on lui a demandé, gentiment, de quitter le navire et il a accepté», assure-t-il.
Pour le remplacer, la liste des candidats n’est pas longue et tout le monde attend une démission concrète avant de briguer le poste. «Il n’y a pas de successeur jusqu’à présent car cela n’est pas à l’ordre du jour. Le conseil national devrait valider la démission du SG et après on verra ce que l’avenir nous réserve», temporise le membre du secrétariat du conseil national, qui pense qu’un comité transitoire gérera le parti le temps d’organiser un congrès extraordinaire du parti.
On parle en interne de Fatima Zahra Mansouri, Abdellatif Ouahbi, Hakim Benchammach et Houssam Abou Al Ghali comme potentiels successeurs d’El Omari. «Ce qui compte n’est pas la personne qui va lui succéder mais quelle ligne adoptera le parti», conclut notre source.