La revue de presse du samedi 12 septembre

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Les doléances du patronat, l’étrange rentrée scolaire à Casablanca, la bonne nouvelle pour les agriculteurs… voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire de ce samedi:

Finance News Hebdo 

Le patronat appelle à libérer l’économie.

C’est aussi la rentrée des classes pour les patrons. Une rentrée où visiblement l’enthousiasme a choisi… le distanciel, alors que les attentes des patrons ont été revues à la baisse parallèlement à l’envolée des cas cet été, la surcharge des hôpitaux et la multiplication des restrictions de déplacement et autres fermetures d’unités industrielles, de cafés et de commerces. Chakib Alj, patron des patrons, avoue que les suppositions faites au début de la pandémie se sont avérées fausses. Il s’agit notamment de la capacité du confinement à limiter la propagation du virus ou encore de la saisonnalité de la Covid-19. De son côté, le vice-président général de la CGEM, Mehdi Tazi, a souligné que l’activité économique doit composer avec la Covid-19 et «nous n’avons pas d’autre choix que de relancer l’économie». Il a mis l’accent sur la communication gouvernementale qui doit demeurer aussi cohérente qu’au début de la crise pour ne pas ébranler la confiance.

La Vie Eco 

Logements conventionnés: la tutelle compte révolutionner ces segments.

Une nouvelle vision des logements conventionnés devra bientôt voir le jour. Le ministère de l’habitat a émis plusieurs propositions fiscales, concernant les deux types de logements (social et à faible valeur immobilière totale), tout en introduisant la notion de logement abordable. Ainsi, la nouvelle vision des logements sociaux à 250.000 DH repose essentiellement sur un appui direct aux ménages et sur une fiscalisation progressive s’étalant sur 5 ans. Cela va d’un ciblage maîtrisé à une aide frontale pour les acquéreurs et la réduction du volume des exonérations dédiées à l’offre. Ainsi, pour les ménages dont les revenus sont inférieurs au SMIG, l’aide est fixée à 75 000 DH. et atteint 60 000 DH pour les revenus variant entre l et 1,5 fois le SMIG, 45 000 DH pour ceux qui oscillent entre 1,5 et 2 fois le SMIG et 30 000 DH pour la fourchette de revenus comprise entre 2 et 3 fois le SMIG. Il s’agit donc d’un versement unique, mis à la disposition des intéressés par l’Etat, à travers l’établissement préteur.

Challenge

Report de l’accord commercial UE-Mercosur: une aubaine pour les agriculteurs marocains.

Les exportateurs marocains de fruits et légumes peuvent souffler. En effet, l’entrée en vigueur de l’accord commercial entre la Commission Européenne et le Mercosur (communauté économique qui regroupe plusieurs pays de l’Amérique du Sud), initialement prévue pour 2021, sera probablement retardée de quelques années. Ce qui signifie que la réduction des droits de douane sur les produits exportés vers le vaste marché de l’Union Européenne par cette communauté économique qui regroupe plusieurs pays de l’Amérique du Sud selon les différents paliers prévus (de zéro à quinze ans selon les produits et services), n’est plus pour demain. Une perspective qui arrange fort bien nos agriculteurs exportateurs dont l’Europe est le premier débouché et de loin, en étant par exemple le réceptacle de près des deux tiers de nos exportations en fruits et légumes. A noter que le Maroc a exporté en 2019 un total de fruits et légumes de 1,4 million de tonnes dont plus du tiers en tomates, soit une progression de 4% par rapport à 2018.

L’Observateur du Maroc et d’Afrique

L’ONCF, la SNTL, ADM, l’AMDL et le Fonds spécial routier ne feront plus qu’un seul groupe.

Un groupe semi-public fort qui sera l’une des locomotives de l’économie nationale. Cet exemple illustre le mieux la politique de restructuration devant être entreprise, suivant les orientations Royales contenues dans le dernier discours du Trône. Du reste, l’État cédera les entreprises publiques non stratégiques. Le Maroc affiche ainsi son ambition d’avoir de grandes entreprises publiques championnes pouvant faire grandir avec elles tout leur écosystème. C’est l’un des moyens permettant de tirer vers le haut la petite et moyenne entreprise. Le but est d’assurer une autonomie financière aux groupes qui naîtront des fusions envisagées. Cela évitera à l’État de devoir débourser des sommes colossales pour rééquilibrer les comptes de ses entreprises publiques. Par exemple, rien que pour cette année, les entreprises publiques et les entreprises à caractère non commercial ont nécessité des subventions d’environ 36 milliards de dirhams.

Telquel

Rentrée scolaire: à Casablanca, la cloche n’a pas sonné.

A Casablanca, dimanche 6 septembre à 22 heures. A la veille de la rentrée scolaire, à l’heure où les cartables des écoliers étaient déjà bouclés, un communiqué émanant du ministère de l’Education nationale est tombé comme un couperet. Face à la recrudescence de cas positifs de Covid-19 à Casablanca (près de 1000 cas dans la région Casablanca-Settat en seulement 24 heures), le ministère a ordonné l’enseignement à distance pour l’intégralité des établissements scolaires de la région, ciblant ainsi les secteurs public, privé, supérieur, mais aussi les différentes missions étrangères. Contrairement aux établissements publics, qui laissaient le choix aux parents entre l’enseignement à distance et le présentiel, les établissements privés avaient choisi la deuxième option, afin d’adoucir le bras de fer avec les parents d’élèves, apparu dès le début du confinement, en mars dernier, autour de la question des frais de scolarité.