La revue de presse du lundi 9 novembre

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Le Drian au Maroc, les scénarios pour éviter le reconfinement, élargissement de l’assiette fiscale… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi:

L’Économiste

Crédits bancaires: les taux d’intérêt poursuivent leur baisse.

Cette fois-ci, l’on ne pourra pas trop reprocher aux banques de ne pas favoriser la transmission des décisions de la politique monétaire, en tout cas vers les taux débiteurs appliqués aux petites et moyennes entreprises. Au 3ème trimestre, les taux débiteurs ont poursuivi leur baisse pour s’établir à 4,30%, selon l’enquête de Bank Al-Maghrib. Ils sont en repli de 0,79 point par rapport à la même période en 2019. Depuis le début de l’année, ils auront diminué de 0,42 point, ce qui correspond à 56% de la double baisse du taux directeur (0,75 point) en mars et juin. Pour certains analystes, il y a encore de la marge pour baisser davantage les taux débiteurs pour des catégories d’emprunteurs. Surtout que la baisse du loyer de l’argent ces derniers mois est fortement influencée par le contexte exceptionnel et les mesures d’aides aux entreprises et aux ménages déployées par le gouvernement.

Le Matin

L’ex-ambassadeur de Turquie au Maroc décoré du Wissam Alaouite de l’ordre de Grand officier.

L’ex-ambassadeur de Turquie au Maroc, Ethem Barkan Öz, s’est vu remettre à Ankara, le Wissam Alaouite de l’ordre de Grand Officier, qui lui a été décerné par SM le Roi Mohammed VI au terme de sa mission diplomatique dans le Royaume. La distinction royale a été remise au diplomate turc au cours d’une cérémonie organisée jeudi dernier à la résidence du Maroc, dans le strict respect des mesures sanitaires imposées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Coronavirus, indique samedi un communiqué de l’ambassade du Maroc en Turquie. Cette cérémonie a été marquée par la présence de plusieurs personnalités turques, notamment Yunus Demirer, directeur général des Affaires politiques bilatérales avec le Moyen-Orient et l’Afrique du nord au ministère turc des Affaires étrangères et l’ambassadrice directrice générale du département Afrique au même ministère, Mme Nur Sagman.

Aujourd’hui le Maroc

Jean-Yves Le Drian en visite au Maroc.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a entamé dimanche une visite de deux jours au Maroc axée sur le renforcement de la coopération bilatérale, a annoncé le Quai d’Orsay. Lors de ce déplacement, le chef de la diplomatie française rencontrera le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, afin d’ »évoquer le renforcement de la coopération bilatérale, y compris en matière de lutte contre l’immigration irrégulière, et les questions régionales et internationales », a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay. Au cours de cette visite, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères visitera l’Institut Mohammed VI de formation des imams morchidines et morchidates de Rabat, crée en 2015 par SM le Roi Mohammed VI.

Akhbar Al Yaoum

Trois scénarios pour éviter le reconfinement.

Le Maroc est face à trois scénarios s’il veut éviter un retour au confinement, affirme Tayeb Hamdi, médecin chercheur en politiques et systèmes de santé. Selon lui, le premier scénario consiste en un confinement général orienté, qui devrait empêcher tous les déplacements et les activités n’ayant aucune valeur ajoutée. Ce scénario prévoit, en revanche, de permettre dans des limites raisonnables, aux activités commerciales, économiques et administratives de se poursuivre afin de garantir des revenus aux familles et la vie au cycle économique. La deuxième option avancée par le chercheur, consiste en un auto-confinement, dans lequel les individus observeront volontairement un confinement, tout en s’abstenant spontanément d’exercer toute activité non essentielle. Quant au troisième scénarios, M. Hamdi explique qu’il s’agit d’imposer un confinement de 15 jours par mois. Une stratégie appelée « Stop & Go » et qui améliore la situation épidémiologique avec des conséquences économiques et sociales relativement limitées.

Libération

Bourse de Casablanca: les échanges chutent de 50% au T3-2020.

Le volume global des échanges sur la Bourse de Casablanca s’est établi à 3,5 milliards de dirhams (MMDH) au 3ème trimestre 2020, en baisse de 70% par rapport au T2-2020 et de 50% par rapport au T3-2019, indique l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Par marchés, les échanges sur le marché central totalisent un montant de 3,17 MMDH, soit 91% du volume global tandis que les transactions de gré à gré sur le marché de blocs représentent 9% du volume global, précise l’AMMC dans son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse au T3-2020. Le marché obligataire a enregistré durant ce trimestre, un volume transactionnel de 87 millions de dirhams, intégralement réalisé sur le marché de blocs, ajoute la même source.

Al Massae

Elargissement de l’assiette fiscale pour sauver les collectivités locales.

Dans l’objectif de pallier aux répercussions de la crise financières qui terrasse les budgets des collectivités locales, en conséquence à la pandémie de Covid-19, le gouvernement vient d’adopter un projet de loi relatif à l’élargissement des taxes locales. Présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ce texte vise l’adéquation des dispositions actuelles avec celles stipulées par le code général des impôts et par plusieurs textes de loi publiés après l’année 2008. Le projet de loi comprend des modifications visant la révision des règles de l’assiette de certains frais locaux dans la perspective de fusionner certains impôts dans le cadre de l’impôt territorial immobilier et l’impôt territorial sur les activités.

Al Ahdath Al Maghribia

Le CESE appelle à l’accélération de la transformation numérique de l’administration et des services publics.

Le Conseil économique social et environnemental (CESE) a appelé, dans une étude publiée jeudi, à l’accélération de la transformation numérique de l’administration et des services publics, face aux répercussions de la crise sanitaire. Dans cette étude sur « les impacts sanitaires, économiques et sociaux du virus Covid-19 et leviers d’actions envisageables », le CESE a souligné la nécessité d’établir une politique économique nationale intégrée et inclusive en matière de transformation numérique, particulièrement au niveau des services publics fournis aux particuliers et aux entreprises, ainsi que des services sociaux de base. La transformation digitale est un levier incontournable pour faire face aux répercussions de la crise sanitaire et économique, estime la même source, rappelant qu’elle constitue un facteur clé permettant d’améliorer la performance dans tous les domaines et de faire face aux problèmes structurels actuels.