Gestion déléguée: la mairie de Casablanca ne veut plus contrôler directement la Lydec

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Gros changement dans le contrat qui lie la ville de Casablanca à la Lydec. Selon les informations rapportées par Assabah dans son édition du 4 mai, la Commune urbaine de Casablanca a décidé de se retirer, à six ans de l’échéance du contrat, en tant qu’autorité délégante et de confier les prérogatives de contrôle, de suivi et de respect des clauses qui lui sont dévolues à l’Etablissement de coopération intercommunal (ECI) « Al Baida ».

Cette décision fait suite à la réflexion menée par un groupe de travail nommé spécialement dans le cadre de la deuxième révision du contrat de gestion délégué liant la ville de Casablanca à la Lydec.

La Commune a ainsi justifié cette décision, qui devrait être entérinée lors de la prochaine assemblée courant mai, par l’entrée de plusieurs collectivités territoriales (Nouaceur, Bouskoura, Dar Bouazza, Mediouna…) dans le champ d’application de la gestion déléguée.

Parmi les autres justifications du Conseil de la ville, le fait que l’autorité délégante ne dispose pas de la personnalité morale ce qui l’empêche d’avoir un budget indépendant, se contentant uniquement d’être une autorité de contrôle technique et financier.

En l’absence de cette indépendance juridique, l’autorité délégante s’en trouve réduite à ouvrir tous ses comptes au nom de la Lydec et à devoir contrôler l’exécution du contrat de gestion déléguée à travers une commission et non d’une institution regroupant l’ensemble des Communes.

Pour toutes ces raisons, la réforme juridique et institutionnelle du modèle de gouvernance actuel du contrat de gestion déléguée est devenue une nécessité absolue a insisté le Conseil de la ville.

Il a donc été décidé d’intégrer les services de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide à l’ECI « Al Baida » actuellement en charge de la gestion du transport public de la métropole.