Espagne: quatre ans de prison pour un imam marocain pour «abus sexuels» sur mineurs

à 18:15

Le tribunal d'Álava, au Pays basque, a condamné un imam marocain, qui a abusé sexuellement d’un étudiant de 12 ans qui suivait des cours d’arabe et de Coran, ainsi qu'une autre fille de 13 ans dans la rue.

L'imam de l'une des mosquées les plus grandes du Pays basque vient d'être condamné par la Cour provinciale d'Álava, rapporte le quotidien espagnol El Correo. Dans une sentence de conformité, la plus haute instance judiciaire du territoire a condamné à quatre ans de prison un imam marocain pour trois délits d'abus sexuels sur deux mineurs. L'une des victimes n'avait que douze ans au moment des événements, début 2016, tandis que la seconde avait treize ans.

Selon la même source, il existe deux épisodes différents de ces relations. La première s'est déroulée «les deux jours» d'un week-end de février lors de cours d'arabe et de lecture du Coran dans la mosquée géré par l’imam. Profitant de son statut d’imam, il était seul dans la pièce avec une douzaine d'étudiants également mineurs. L’imam âgé de 52 ans a fait des attouchements à la fille de 13 ans dans ses zones intimes.

Un mois plus tard, selon la décision du Tribunal, l'imam a rencontré la mineure dans le voisinage de la mosquée, dans la rue. Il s'est approché de la fille, qui était accompagnée d'un ami, qui n’est d’autre que l'autre victime. «Il a eu une conversation avec eux et leur a demandé qu'ils l'accompagnent chez lui, selon lui afin de rendre visite à sa femme malade», résume la sentence. Bien qu'il ait reçu un refus des deux, il a continué à jouer «dans le but d'obtenir une satisfaction sexuelle et sans avoir son consentement».

Pris de panique et terrorisés, les deux victimes ont attendu que l’imam termine et l’ont suivi. Quand ils ont rencontré une voiture de patrouille de la police locale, ils ont alerté les agents de ce qui s'était passé. Après avoir identifié l’imam, les gardes ont trouvé qu'il était un enseignant de l'un d'entre eux. Dès lors, l'appareil de la justice fut activé, avec l'intervention du procureur d'Alava et de l'association Clara Campoamor, cette dernière s’est constituée en tant que partie civile.

Les familles voulaient classer le dossier et étouffer l’affaire. «Probablement, si les deux petites filles n'avaient pas croisé les voitures de patrouille, l'affaire aurait été résolue en interne», glissent les sources de l'affaire au quotidien.

Le fait est que l'enquête a progressé très lentement en raison de «l'hermétisme» de la communauté musulmane locale face à une affaire aussi délicate. La mosquée où les premiers abus ont eu lieu est connue pour son "traditionalisme"?