Diapo. Service assistance de la RAM: témoignage accablant d’une malvoyante

Inauguré en début d’année, le nouveau terminal 1 de l’aéroport de Casablanca ne fait pas l’unanimité. Après une mauvaise expérience avec le service assistance, une femme malvoyante considère cette rénovation comme du « du bling-bling » et partage son « indignation ». Témoignage. 

Zayneb Hamad est malvoyante et ne peut se déplacer seule. Elle raconte avoir toujours privilégié la Royal Air Maroc (RAM) pour effectuer ses voyages car « il faut encourager la compagnie du pays »,  mais récemment, cette femme de 44 ans a vécu une expérience dont elle ressort « outrée et humiliée ». Il y a seulement quelques jours, alors qu’elle se rendait à Paris, elle utilise pour la première fois le service assistance du nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V de la capitale économique.

« Dans l’ancien terminal, un membre du personnel m’accompagnait du comptoir d’enregistrement à la salle d’assistance où l’on attend pour embarquer. Les gens étaient un peu plus présents et le local mieux équipé. Cette-fois ci, on m’a laissée seule pour trouver cette salle qui se situe loin du comptoir d’enregistrement. Heureusement que ma tante était restée avec moi », se souvient-elle. « Après avoir peiné pour trouver le local, on arrive dans un espace avec seulement 4 ou 5 chaises déjà occupées et une dame du personnel, sans bureau, assise sur l’une des chaises normalement réservées aux passagers, avec en-dessous un carton contenant son sac et sa bouteille d’eau ».

L’employée de la RAM aurait d’ailleurs confié à la voyageuse handicapée que « depuis l’ouverture du terminal, cela se passe ainsi », témoignant de « l’inconfort du travail dans ces conditions ». Selon elle, la responsabilité revient à la RAM Handling, l’agent d’exploitation qui s’occupe du service au sol de l’aéroport. La cliente a envoyé une réclamation au service clients de la compagnie aérienne. Contactée par H24Info, une source au sein de la RAM assure que le nécessaire est effectué en ce qui concerne le service aux personnes à besoins spécifiques.

En attendant, Zayneb Hamad dit « avoir très mal vécu » cette expérience « humiliante et dégradante ». « C’est toujours comme ça au Maroc. Il y a beaucoup de bling-bling mais dès qu’on va dans le fond des choses, on réalise que ce n’est que du blabla », conclue-t-elle en espérant que le service s’améliorera pour les PMR (personnes à mobilité réduite).