Diapo. Enseignement français au Maroc: des parents d'élèves manifestent devant l'ambassade de France à Rabat

Des dizaines de personnes ont pris part à un sit-in cet après-midi devant l'ambassade de France à Rabat. Ils manifestent contre les suppressions de postes et la baisse du budget allouée à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).

Après avoir organisé une journée morte en solidarité avec la grève des enseignants, le 27 novembre dernier, voilà que le SNES (Syndicat National des Enseignements du Second degré) vient d'organiser un sit-in à partir de 14h30 devant l'ambassade de France à Rabat. Une initiative qui a pour but de dénoncer la suppression des postes et la baisse du budget alloué à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). Parents d'élèves, enseignants mais aussi élèves qui brandissaient des pancartes  avec écrit "Touche pas à mon prof" ont répondu présent à la manifestation.

 

"La baisse du budget de l'AEFE s'est traduite par la fermeture des postes et le réseau AEFE du Maroc est le plus touché avec 21 postes qui ont été fermés", nous explique Adyl Touhami, président de l'Association des parents indépendants de Rabat (API) et membre du Groupement des associations et fédérations de parents d'élève APEK (associations des parents d'élèves de Kenitra) , API, PEEP (Parents d'Elèves de l'enseignement Public) et UCPE (Union des conseils de parents d'élèves).

Adyl Touhami nous renseigne que 500 postes seront fermés dans 3 ans sur le réseau AEFE. Le Maroc risquerait alors de fermer de nombreux postes puisque le réseau du Royaume compte le plus grand nombre d'enseignants qui sont détachés par l'éducation nationale française. "On ne veut pas être le parent pauvre de l'AEFE. On a choisi le système français, parce que justement il permettait un bon encadrement et aujourd'hui on se retrouve avec la fermeture des postes et l'annonce des contras locaux", nous confie-t-il à chaud

Et de poursuivre "On n'a rien contre les contrats locaux. Mais c'est le recrutement et la formation de ces contrats locaux qui nous posent problème. Parce que même si on recrute une personne très brillante disposant d'un Bac+4, ceci ne garantit pas qu'il aura une bonne pédagogie. En plus, ces contrats sont à la charge totale des parents d'élèves. Alors que beaucoup de familles se battent pour payer les frais de scolarité de leurs enfants".

Enfin, Adyl Touhami nous signifie avoir espoir en un amendement apporté par la commission des finances françaises qui prévoit le reversement de 30 millions d'euros à l'AEFE. L'amendement en question devrait être débattu début décembre, et devrait être voté au sénat en décembre. "Beaucoup de sénateurs et de députés se battent pour que les 30 millions soient reversés à la caisse de l'AEFE, ce serait le début pour partir sur de bonnes bases", espère-t-il.