Coronavirus: lancement du dépistage par échantillonnage dans les usines et prisons

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Le ministère de la Santé a élaboré un plan de riposte après la conversion de certaines usines et prisons en foyers épidémiques. Une note de ministère révèle le procédé à suivre, dont la principale mesure est le dépistage par échantillonnage.

«Il a été décidé d’élargir les tests de détection par échantillonnage au niveau desdites entités», annonce le ministre de la Santé cité par le quotidien L’Economiste dans son édition du vendredi 24 avril.

Les mesures prises par le ministère ont été communiquées à travers une note datée du 22 avril, et ce après la déclaration de plusieurs foyers épidémiques dans des usines et des prisons à travers le royaume. Pour contrer ce fléau, le ministre a décidé de mobiliser des équipes médicales pour mettre en oeuvre cette opération.

Ces équipes seront chargées d’effectuer sur place des prélèvements et des consultations médicales spécialisés éventuellement, note le quotidien. Le ministère préconise également de «ne pas dépasser 10 prélèvements par structure selon un échantillon homogène et en prenant en considération l’organisation architecturale et la gestion des flux», précise la note.

 

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De plus, une fiche de contrôle, avalisé par les ministères de l’Industrie, la Santé et l’Emploi a été élaborée. Sur six pages, cette fiche s’attarde sur les mesures de protection et de lutter contre le nouveau coronavirus, en plus d’évaluer le risque de propagation au sein des unités industrielles, note l’Economiste.

Pour rappel, ces derniers jours ont été marqués par l’apparition de centaines de cas liés à des activités commerciales et industrielles portant sur des unités industrielles. Dans le milieu carcéral, 133 pensionnaires ont été contaminés par le nouveau coronavirus à la prison locale de Ouarzazate et un seul cas a été enregistré la prison locale du Ksar El Kébir, relevait ce jeudi 23 avril, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

 

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Tous les détenus testés positifs ont été isolés dans un quartier spécial, où ils seront soumis au protocole de traitement adopté par les autorités compétentes et au suivi d’un comité sanitaire spécial de santé, précisait la DGAPR.

Quant aux usines, les ministère de l’Industrie, la Santé et l’Emploi annonçaient dans un communiqué conjoint, que des commissions permanentes mixtes seront chargées du contrôle et du respect des règles d’hygiène.