Affaire Hamzamonbb: le procès de Dounia Batma et sa soeur fixé en février

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Feuilleton judiciaire cette fin d’année, l’affaire « hamzamonbb » continue de défrayer la chronique. La justice a en effet décidé ce lundi 30 décembre de poursuivre la chanteuse marocaine Dounia Batma et sa soeur Ibtissam. Elles ont été libérées provisoirement sous caution et risquent gros. Les détails. 
Après avoir été entendues par la police, elles ont été déférés ce matin devant le procureur du roi près le tribunal de première instance de Marrakech. Les deux soeurs Batma seront bel et bien poursuivies pour chantage et diffamation.
Elles ont obtenu leur mise en liberté provisoire après s’être acquittés de cautions de 300.000 DH pour Dounia et 100.000 DH pour Ibtissam, selon nos dernières informations. Dounia et Ibtissam Batma n’ont pas le droit de quitter le territoire marocain et seront sous contrôle judiciaire. Leur procès est fixé pour le 10 février.
Elles ont été confrontées aux Youtubeuses «Soukaina Glamour» et «Soltana», les deux principales protagonistes dans cette affaire. Elles continuent toutefois de nier toutes ces accusations et ont dénoncent un « complot » visant à les « discréditer ».
Le parquet a fini par prendre au sérieux les soupçons d’une implication directe des deux soeurs Batma dans l’administration des deux comptes « Hamzamonbb » Instagram et Snapchat.

 

Rappelons que «Hamzamonbb» est le nom d’un compte Instagram qui a semé la panique dans les rangs des célébrités marocaines pendant plusieurs mois, les administrateurs s’amusaient à violer la vie privée des stars et vedettes, en publiant des informations personnelles et des photos compromettantes de ces dernières sur les réseaux sociaux.

Dounia Batma et sa soeur risquent gros. Selon l’amendement 2-447 introduit par la loi n° 103.13 du chapitre 447 du Code pénal sur la protection du droit au respect de la vie privée, « quiconque, par quelque moyen que ce soit, y compris les systèmes d’information, diffuse ou distribue une composition consistant en une déclaration ou une image, sans son consentement, est puni d’ un emprisonnement de un à trois ans et d’une amende de 2.000 à 20.000 dirhams. Ou la distribution de fausses allégations ou de faits, dans le but de nuire ou de diffamer des personnes ».