Une startup sur trois risque la faillite si la situation de crise perdure (étude)

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Selon une étude de StartupSquare, en partenariat avec l’incubateur d’entreprises La Startup Factory, une startup sur trois risque de faire faillite si la situation économique ne s’améliore pas. 

StartupSquare a mené une étude pour analyser les conséquences de la crise économique liée à la pandémie du covid-19 sur les jeunes entreprises. Si 87% assurent avoir sans grande difficulté adapté leur travail au contexte, un tiers ne pense pas pouvoir tenir longtemps dans ces conditions.

En effet, 64% d’entre elles déclarent disposer de moins de trois mois de trésorerie, soit un développement commercial à flux tendu qui menace fortement l’avenir de ces structures. Et pour cause, plus de 50% des startups en situation de levée de fonds sont soumises aujourd’hui au report des négociations avec les investisseurs. La crise a suscité des retards, voire l’annulation de bons de commandes, en parallèle du changement des priorités des grands groupes. Ainsi, deux startups sur trois sondées ont perdu au moins un marché à cause de la pandémie, et estiment à 39% la baisse de leur chiffre d’affaire.

 

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Face à cette situation, l’enquête révèle que sur les 12% des startups aidées financièrement, 50% l’ont été par l’Etat et 50% par le privé. L’aide proposée ne semble pas suffisante pour sauver les emplois du secteur (17% avouent avoir été contraintes de licencier). 40% des sondés demandent une aide financière via des subventions, 23% via la possibilité d’un prêt à taux 0, et 10% via une réduction des coûts des charges sociales et/ou via une baisse du loyer (66%).

Enfin, 17% des startups ont vu leurs revenus augmenter. L’étude menée par StartupSquare a relevé que les startups « mid-stage » (1-2 ans) sont moins impactées que les startups matures dont le processus de développement est avancé. Cela s’expliquerait par leur forte croissance et la faible structure de leurs coûts, surtout pour des secteurs très sollicités pendant cette crise comme le e-commerce, l’edtech (éducation via le digital) et la fintech.