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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Dans un rapport publié récemment, le Sénat français s’interroge sur la réelle volonté des autorités algériennes pour le libre-échange avec l’Union européenne.

    La commission des Affaires européennes du Sénat français a publié fin juillet un rapport d’information dans lequel elle émet ses réserves sur les choix économiques du gouvernement algérien.

    Le rapport, relayé par le portail Tout sur l’Algérie, se concentre notamment sur l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne. A ce propos, le Sénat déplore d’entrée que «l’ouverture attendue, matérialisée par l’accord d’association […] n’a pas encore produit tous ses effets». L’institution s’interroge, en effet, sur la réelle volonté des autorités algériennes pour le libre-échange. En l’absence de diversification de l’économie locale, «le pays n’exporte […] que de l’énergie».

    Le Sénat français note une «dissymétrie» entre l’Algérie pétrodépendante et l’Union européenne, puissance commerciale au panel de produits plus développé. En 2015, par exemple, 99,7 % des exportations algériennes vers l’UE étaient de l’énergie et des dérivés du pétrole, contre 0,3 % de produits agricoles, rappelle le rapport. En échange, les importations étaient composées à 85,5 % de produits industriels (machines, équipements, métaux de base, etc.) et 14,4 % de produits agricoles. De ce fait, les économistes algériens estiment le manque à gagner en droits de douane à 1,27 milliard d’euros.

    Le rapport du Sénat français pointe également du doigt les difficultés d’investissement en Algérie, dues en partie à «la pénalisation du monde des affaires, le poids de la bureaucratie et la lenteur de délivrance des certificats d’importation». Conséquence: plusieurs compagnies européennes installées en Algérie dénoncent une «absence de visibilité pour leur activité à moyen terme et une profonde insécurité juridique». N’oublions pas la corruption, l’existence du marché parallèle de devises, et l’instabilité politique, qui achèvent de confirmer la mauvaise réputation de l’Algérie.

    En dernier lieu, le Sénat français émet des réserves sur la priorité accordée par l’Etat algérien à la production d’énergie, «au risque de créer les conditions d’une surproduction». Un parti-pris qui a conduit le pays à «ne pas développer suffisamment son potentiel industriel ainsi que le secteur des services», et qui «fait reposer la stabilité financière du pays sur le prix de l’énergie».

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