Le vol d’électricité coûte 1 milliard de dirhams chaque année à l’ONEE

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Dans un rapport adressé au chef du gouvernement, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) dresse un bilan négatif et revient sur «le fléau» que représente le vol d’électricité.

Le sabotage des installations électriques, mais aussi le pillage de matériel et le détournement d’électricité coûtent chaque année près d’un milliard de dirhams à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), rapporte ce jeudi 25 mars le quotidien Assabah.

Dans un rapport adressé au chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, l’ONEE dresse ce constat alarmant. L’Office explique devoir chaque année racheter le matériel pillé, réparer les installations vandalisées, mais sans pouvoir pour autant contenir le détournement du réseau électrique, poursuit le quotidien arabophone qui a eu accès au rapport.

Évoquant un véritable «fléau», l’ONEE affirme que ces détournements se font souvent dans les quartiers populaires et dans les périphéries des grandes villes. «Personne n’y prête attention, malgré son importance dans le calcul budgétaire», s’indigne l’office dans son rapport.

 

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Par ailleurs, l’Office parle de sa «faillite» et d’un «déficit chronique de son budget», au vu «du déséquilibre entre le prix de vente de l’électricité fixé par l’État et son coût réel».

Afin d’étayer ses arguments, l’ONEE évoque les «charges financières supplémentaires pour répondre aux nouveaux besoins en infrastructures», tels que les aéroports, les ports, les gares, les barrages, les zones industrielles… La croissance démographique et l’expansion de la sphère urbaine, en plus du programme d’électrification de la région rurale, représentent par ailleurs «un projet très coûteux et peu rentable» pour l’Office.