6 jeux incontournables pour occuper ses soirées ramadanesques

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Pour la seconde fois, le mois de Ramadan vit au rythme des restrictions sanitaires liées à la pandémie du covid-19. Les terrasses de café, où se retrouvent habituellement les jeuneurs pour des parties de cartes animées, sont désertes. Mais même à la maison, H24Info vous rappelle les six jeux incontournables du Ramadan pour toute la famille.

Rami

Apparu au début du XXe siècle, le rami est un jeu de cartes de combinaisons, destinés à deux à six joueurs. Très populaire au Maroc, les règles diffèrent selon les régions et les habitudes familiales. Il peut se jouer individuellement ou en équipe, avec ou sans « jok », 71 ou 51 (points), avec ou sans suite vierge… Du moment qu’on sait compter, petits et grands peuvent s’y adonner. Se joue avec des cartes européennes, contrairement à la Ronda et au Tutti qui nécessitent des cartes espagnols.

Ronda

C’est l’un des premiers jeux que l’on apprend enfant. Le but du jeu est d’avoir plus de cartes que ses adversaires en formant des paires. On appelle d’ailleurs « ronda » le fait d’avoir une paire dans sa main. Si un joueur réussit à ramasser toutes les cartes du tapis, il fait missa (table en castillan) et gagne une carte. La manche est gagnée par le joueur ou équipe qui cumule en premier plus de 20 cartes. Et la partie est gagnée lorsqu’une équipe totalise la somme de 41 points. A noter que le jeu de cartes espagnoles a été introduit au Maroc vers la fin du XVe siècle.

Touti

C’est le jeu par excellence du Ramadan. Hyper stratégique, il est connu pour titiller les égos, suscitant quelques petites tensions entre les joueurs, qui disparaissent bien vite en fin de partie. Il se joue à deux, trois ou quatre, le meilleur étant d’y jouer à quatre (deux contre deux). Certains l’appellent aussi « al bi3 w al chra » (vente et achat) car le jeu repose sur des paris. Chaque couple de joueurs parie sur les points qu’ils obtiendront à la fin de la partie. Si le pari est gagné, le couple inscrit les points sur son tableau, le but étant d’arriver le premier à 600 points (la mise mimimum est de 70 et maximum de 230). Ce jeu peut s’apparenter à la coinche et la belote au niveau français.

Monopoly

On ne le présente plus. Le Monopoly est devenu une institution, chaque foyer en conserve un. Créé en Amérique en 1935, le Monopoly se décline depuis en plusieurs versions: Empire, Speed, Monopoly régionaux…il y a même une version pour les tricheurs, histoire de dédouaner ceux qui le sont dans les parties classiques. De Belleville à Rue de la paix, les parties peuvent durer plusieurs heures sans éprouver aucune lassitude. Symbole du capitalisme, le jeu a pour but d’avoir le « monopole », donc de s’enrichir au maximum. D’ailleurs, il est interdit dans la famille royale britannique, jugé trop « vicieux » et afin d’éviter les conflits. La partie est finie quand tous les autres joueurs font faillite et qu’il ne reste que le gagnant, soit la personne la plus riche du jeu.

Parchi

Dérivé du pachisi, considéré comme le jeu national traditionnel indien, le parchi est très populaire en Espagne, et a été diffusé au Nord du Maroc par ce biais. Depuis quelques années, il est démocratisé chez les jeunes dans toutes les régions du royaume. Se joue à deux, trois, ou quatre personnes. C’est un jeu de dés dont le but est de faire rentrer ses quatre pions dans sa maison (quatre maisons de quatre couleurs différentes). Il ressemble au jeu des petits chevaux français.

Dames

Aussi appelé « dama » au Maroc, ce jeu est universel, dans les maisons comme dans la rue. Le jeu est très prise par les anciens, les « chibanis » qui jouent sur des plateaux aussi vieux avec des bouchons de bouteille recyclés à cet effet. L’objectif? Engloutir les pions de l’adversaire. On déplace les pions d’une case à la fois (sauf en cas de prise), sur les diagonales, de soi vers le joueur adverse. Une dame s’obtient en atteignant la dernière rangée de l’adversaire, elle peut alors se déplacer dans tous les sens d’autant de cases qu’elle le souhaite à partir du moment où elle suit les diagonales et qu’aucune pièce n’est sur sa trajectoire.

 

>> Tellement populaires, tous les jeux cités se déclinent en version digitale et bénéficient tous d’applications plus ou moins connues.