Tuerie au Texas: les motivations du tireur restent inconnues

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Crédits photo : @MaxMasseyTV / Twitter.

Au lendemain de la pire tuerie jamais survenue dans l’État du Texas, 26 morts âgés de 5 à 72 ans toujours en cours d’identification, et que les messages de soutien venus du monde entier affluent, les questions autour de l’auteur présumé de cette fusillade sont nombreuses.

L’identité de l’auteur présumé de la fusillade qui a fait 26 morts dimanche dans une église baptiste a fuité dans plusieurs médias américains. «Ce n’est pas une question liée aux armes», a dit le président américain, Donald Trump, «mais un problème de santé mentale».

Qui est l’auteur présumé de cette tuerie ?

Les premiers éléments de l’enquête rapportent la présence d’un seul tireur, un jeune homme blanc âgé d’une vingtaine d’années, vêtu de noir, portant un gilet pare-balles et muni d’un fusil d’assaut. Les autorités n’ont pas dévoilé son identité, mais comme à leur habitude, plusieurs médias américains ont publié un nom après avoir interrogé des sources officielles restant anonymes.

Le New York Times assure qu’il s’agit de Devin Patrick Kelley, un homme de 26 ans résidant dans les environs de New Braunfels, une petite ville de moins de 80.000 habitants de l’agglomération de San Antonio. Le média local My San Antonio assure que des policiers ont perquisitionné son domicile dès dimanche soir.

Devin Patrick Kelley et l’arme qu’il a utilisé lors du massacre.

Le jeune homme est un ancien militaire. Stationné à partir de 2010 dans une unité logistique de la base aérienne d’Holloman, au Nouveau-Mexique, il a été convoqué en 2012 devant la Cour martiale pour violences envers sa femme et son enfant. Rétrogradé et condamné à un an de détention, il a été renvoyé de l’armée pour «mauvaise conduite», a déclaré une porte-parole de l’armée de l’air.

Comment est-il mort ?

Désarmé et blessé par un voisin lui-même armé, le tireur s’est enfui en voiture et a été retrouvé mort dans son véhicule dans le comté voisin, le comté de Guadalupe. Lundi à midi, les autorités déclaraient que les raisons de ce décès restaient peu claires. Impossible à l’heure actuelle d’affirmer s’il est mort de la blessure infligée par le voisin ou s’il s’est suicidé.

Quelles sont les raisons de son acte ?

Que s’est-il passé dans la tête du suspect à l’heure de tirer sur une communauté baptiste en pleine célébration dominicale, dans un petit village tranquille de 400 habitants ? Nul ne semble encore le savoir. Les autorités n’ont pas communiqué sur la question et aucune note expliquant ce geste ne semble avoir été retrouvée.

Certains analystes semblent cependant penser que ce genre de massacres dans des communautés isolées étaient le plus souvent perpétrés par un résident local, mu par un désir de vengeance ou une idéologie meurtrière, rapporte le correspondant du Figaro aux États-Unis.

Le tireur était «un individu très dérangé, avec beaucoup de problèmes», a de son côté déclaré Donald Trump depuis le Japon. «Nous avons beaucoup de problèmes de santé mentale dans notre pays, comme en ont les autres pays. Mais ce n’est pas une question liée aux armes. Heureusement, quelqu’un d’autre avait une arme qui tirait dans la direction opposée.»

Cette tuerie a relancé le débat sur les armes à feu aux États-Unis, véritable serpent de mer qui ressort à chaque fusillade survenant dans le pays. L’ancien président Barack Obama a ainsi écrit sur Twitter : «Que Dieu nous accorde également la sagesse de nous demander quelles mesures concrètes nous pouvons prendre pour réduire la violence et les armes parmi nous».