Double attentat suicide dans le centre de Bagdad, des victimes

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Crédit: AFP.

Deux kamikazes se sont fait exploser jeudi dans le centre de Bagdad, faisant des victimes, selon l’armée irakienne, un type d’attaque qui n’avait pas eu lieu depuis plus de 18 mois dans la capitale.

L’attentat suicide a eu lieu sur un marché de vêtements d’occasion sur la place Tayaran, un carrefour très passant de Bagdad. Un attentat du même type sur cette même place avait fait 31 morts il y a trois ans quasiment jour pour jour.

Comme en 2018, cette attaque intervient alors que les autorités discutent de l’organisation d’un scrutin législatif, une échéance régulièrement accompagnée de violences en Irak.

Aussitôt après l’explosion, entendue dans tout le centre de Bagdad, des journalistes de l’AFP ont vu affluer de nombreuses ambulances vers le site de l’attentat.

Soldats et ambulanciers étaient déployés en masse sur la place, les premiers bloquant les accès et les seconds s’activant à déplacer des corps ou à aider des blessés, a constaté un photographe de l’AFP.

L’armée et la télévision d’Etat ont rapporté l’attaque, affirmant qu’il y avait « des morts et des blessés civils » sans toutefois donner de chiffres.

 

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L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais ce mode opératoire a déjà été utilisé par le passé par le groupe Etat islamique (EI), qui a occupé près du tiers de l’Irak en 2014 avant que Bagdad ne déclare avoir gagné sa guerre contre les jihadistes fin 2017.

Depuis, des cellules jihadistes se terrent dans les nombreuses zones montagneuses et désertiques du pays. Jusqu’ici toutefois, l’EI n’a revendiqué que des attaques de faible envergure, menées généralement de nuit contre des positions militaires dans des zones isolées, loin des villes.

Les derniers attentats ayant fait plusieurs morts à Bagdad remontent à juin 2019.

Les autorités proposent actuellement de reporter les législatives anticipées prévues en juin à octobre afin de donner plus de temps à la Commission électorale pour organiser ce scrutin. Un report qui reste suspendu à la dissolution du Parlement, une mesure qui doit être votée par les seuls parlementaires.

Cette attaque intervient alors que les Etats-Unis ont réduit le nombre de leurs soldats en Irak à 2.500 hommes, une baisse qui « reflète la hausse des capacités de l’armée irakienne », selon les mots du chef du Pentagone Christopher Miller.

Cette réduction « ne signifie pas un changement dans la politique des Etats-Unis », a-t-il souligné. « Les Etats-Unis et les forces de la coalition restent en Irak pour assurer une défaite durable » de l’EI.

Les Etats-Unis sont à la tête d’une coalition internationale déployée en Irak depuis 2014 pour lutter contre l’EI.

La quasi-totalité des troupes des autres Etats membres de la coalition ont quitté le pays en 2020 au début de la pandémie de nouveau coronavirus.