Covid-19: Alger s’inquiète de la recrudescence des contaminations

422

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune préside jeudi une réunion de travail pour faire face à la recrudescence des cas de Covid-19, au moment où le pays du Maghreb le plus affecté par la pandémie approche la barre symbolique des 1.000 morts.

Cinq walis (préfets) des régions les plus touchées — Alger, Oran (nord-ouest), Biskra (nord-est), Sétif (est) et Ouargla (sud) — participent à cette réunion aux côtés du Premier ministre Abdelaziz Djerad, des chefs des services de sécurité et des membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, qui dépend du ministère de la Santé, selon l’agence officelle APS.

Jeudi, les autorités ont ordonné le reconfinement de deux communes de la wilaya d’El Kala, frontalière de la Tunisie, deux jours après une décision similaire concernant 18 communes de la wilaya de Sétif.

Ce rebond des cas de contamination est dû, selon les autorités, au « relâchement » de la population et au « non-respect » des règles de prévention et de protection.

Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes. Mais de nombreux Algériens continuent à être réfractaires au port du masque et aux mesures de distanciation physique.

Un mois après les premières mesures de déconfinement, le gouvernement a exigé fin juin un durcissement des sanctions contre les contrevenants.

 

Lire aussi. Coronavirus: l’Algérie reconfine plusieurs communes

 

Et il a avisé les autorités locales de procéder au « confinement ciblé » des localités et quartiers en proie à des foyers d’infection.

Au total près de 17.500 cas de Covid-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont 978 décès.

Les professionnels de la Santé, en première ligne depuis des mois et qui ne cessent d’en appeler à la responsabilité de la population et réclament davantage de moyens aux autorités, paient un lourd tribut.

Le professeur Abdelkrim Soukehal, un membre du Comité scientifique, a annoncé mercredi que 1.700 membres du personnel de santé, tous corps confondus, avaient été contaminés. 31 sont décédés, dont 4 médecins durant cette semaine.