Canaries: trois morts et 41 rescapés à bord d’un bateau de migrants

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Deux femmes et un homme ont trouvé la mort vendredi matin au large de l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’un bateau de migrants surchargé, tandis que 41 autres personnes ont été sauvées, ont annoncé les garde-côtes.

L’embarcation avait été repérée par un bateau de pêche au large de l’île de Tenerife.

« Certains occupants de l’embarcation ont commencé à tomber à l’eau » mais les sauveteurs ont réussi à secourir le bateau avec 37 personnes encore à bord au total dont un homme qui était déjà mort, a expliqué un porte-parole des garde-côtes.

Parmi les rescapés, figuraient une femme, un bébé et quatre enfants, a-t-il précisé.

Les pêcheurs, qui avaient donné l’alerte, ont également sauvé cinq autres occupants de ce bateau et récupéré les corps de deux femmes, a-t-il ajouté.

Ce sauvetage, effectué avec le renfort d’un troisième bateau et de trois hélicoptères, intervient quelques jours après la mort d’une petite Malienne de deux ans, secourue à bord d’un bateau de 52 migrants parti du Sahara occidental pour rejoindre les Canaries.

Elle était, officiellement, la 19e victime depuis le début de l’année sur cette route migratoire et sa mort a mis un visage sur le drame de l’immigration africaine aux Canaries.

Les Canaries sont un important point d’entrée pour les migrants tentant de rallier l’Europe. En 2020, un total de 23.023 migrants ont débarqué dans l’archipel, soit huit fois plus qu’en 2019.

 

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Depuis le début de l’année, le flux des arrivées ne s’est pas tari, avec 2.580 migrants parvenus aux Canaries entre le 1er janvier et le 15 mars, contre 1.219 sur la même période de 2019, selon des chiffres officiels.

Cette route migratoire entre l’Afrique et les Canaries est particulièrement dangereuse en raison de courants extrêmement forts.

L’an dernier, 1.851 migrants, voyageant dans des embarcations généralement surchargées et en mauvais état, ont perdu la vie sur cette route maritime, selon l’ONG Caminando Fronteras.

Les ONG ont alerté sur la dégradation de la situation, en raison de la crise économique provoquée par le coronavirus touchant les secteurs du tourisme, de la pêche et qui poussent certains à entamer ce voyage périlleux dans l’Atlantique.