Iran: arrestation d’un nouveau chercheur en anthropologie

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L’Iran a confirmé mardi l’arrestation d’un nouvel anthropologue, Kamil Ahmadi, moins de trois mois après l’annonce de l’incarcération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah.

« Il est vrai que cette personne a été arrêtée », a déclaré Gholamhossein Esmaïli, porte-parole de l’autorité judiciaire lors d’une conférence de presse à Téhéran en réponse à une question sur M. Ahmadi.

Dans un article publié en août par le site The Conversation France, l’anthropologue français Christian Bromberger, spécialiste de l’Iran, écrivait que M. Ahmadi avait été « récemment arrêté ».

Auteur d’un livre publié en anglais et intitulé « Au nom de la tradition: mutilations génitales féminines en Iran », M. Ahmadi détient, selon M. Bromberger, la nationalité iranienne et britannique.

Il fait l’objet d’une « enquête préliminaire » sur des soupçons de « liens avec des pays étrangers et des instituts affiliés à des services [de renseignement] étrangers », a déclaré M. Esmaïli lors de sa conférence de presse, retransmise en direct sur internet.

Le gouvernement français avait annoncé le 15 juillet l’arrestation de Mme Adelkhah, spécialiste de l’islam chiite et directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.

M. Esmaïli avait confirmé le lendemain cette arrestation.

Mme Adelkhah « fait partie des suspects qui ont été arrêtés récemment », avait-il dit sans donner la moindre information supplémentaire sur son cas.