Au moins 25 morts dans un violent feu de forêt au Portugal

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AFP

Un violent feu de forêt qui a soudainement redoublé d’intensité a fait au moins 25 morts et une quinzaine de blessés, la plupart piégés par les flammes dans leurs voitures, samedi dans la région de Leiria, dans le centre du Portugal.

« Malheureusement, c’est sans doute la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêt », a déclaré, ému, le Premier ministre portugais Antonio Costa, qui s’est rendu au siège de la Protection civile près de Lisbonne.

« Le nombre de victimes pourrait encore augmenter », a-t-il indiqué. « La priorité, c’est de sauver des personnes qui pourraient toujours être en danger », a relevé le Premier ministre.

Selon le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Jorge Gomes, 22 personnes ont été carbonisées dans leurs voitures quand elles se sont retrouvées piégées par les flammes alors qu’elles circulaient sur la route reliant Figueiro dos Vinhos à Castanheira de Pera. Trois autres sont décédées par inhalation de fumée.

Il a fait état de 16 blessés, dont onze civils et cinq pompiers. Deux d’entre eux se trouvaient dans un état grave.

Le feu s’est déclaré samedi peu avant 15H00 locales (14H00 GMT) dans la commune de Pedrogao Grande, située dans le district de Leiria. Selon le Premier ministre, des orages secs ont pu être à l’origine de cet incendie.

Des centaines de pompiers

Près de 600 pompiers et 190 véhicules étaient toujours mobilisés dans la nuit de samedi à dimanche pour lutter contre cet incendie.

D’après le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, les flammes se sont propagées « avec beaucoup de violence » et « de façon inexplicable », évoluant alors sur quatre fronts.

Plusieurs villages ont été touchés et un plan d’évacuation a été mis en oeuvre pour certains d’entre eux, selon le Premier ministre. L’étendue des dégâts causés n’était pas encore connue dans la nuit de samedi à dimanche.

Un deuil national sera décrété prochainement, a ajouté Antonio Costa.

Des dizaines de personnes qui ont fui leurs maisons encerclées par les flammes ont été accueillies par des habitants d’une localité proche, Ansiao.

« Il y a des gens qui sont arrivés en disant qu’ils ne voulaient pas mourir dans leurs maisons, qui étaient entourées de flammes », a raconté aux médias l’un d’entre eux, Ricardo Tristao.

Avec AFP