Trésor public: un déficit budgétaire de 74 millions de DH en janvier

La Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a publié récemment le bulletin de statistiques des finances publiques à fin janvier 2019. Elle enregistre un solde ordinaire positif de 857 millions de dirhams et un déficit budgétaire de 74 millions de dirhams.

Cette année, le Trésor enregistre un solde ordinaire positif de 857 millions de dirhams contre un solde positif de 1.013 millions de dirhams l’an passé. Le déficit du Trésor s’élève à 74 millions de dirhams, tenant compte d’un solde positif de 11,3 milliards de dirhams dégagé par les CST et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA).

Fin janvier 2018, le Trésor bénéficiait d’un excédent de 557 millions de dirhams, compte tenu d’un solde positif de 9,3 milliards de dirhams dégagé par les CST et les SEGMA.

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Au niveau des recettes, on note une augmentation de 14,1% par rapport à l’an dernier, soit 19,1 milliards de dirhams. Cette amélioration est due à une hausse des recettes fiscales de 12,5%, notamment avec une hausse des recettes douanières de 11,5% (droits de douane (-2,7%), TVA à l’importation (+7,3%) et
taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques (+31,3%)).

Le meilleur taux de recettes est dû également à l’augmentation de la fiscalité domestique qui  a atteint les 6,4% avec une augmentation de 4,7% des recettes de l’IS et une augmentation de l’IR de 6,4%.

La TVA intérieure a augmenté de 5,2% avec des remboursements supportés à hauteur de 228 millions de dirhams contre 416 millions de dirhams l’an dernier; les droits d’enregistrement et timbre ont pris 7,3% et les majorations de retard 44%.

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On doit également ces bons résultats à une hausse conséquente des recettes non fiscales de 79,2% avec l’augmentation des recettes de monopoles (106 millions de dirhams contre 42 millions de dirhams en 2018) et des recettes en atténuation de dépenses de la dette (133 millions de dirhams contre 55 millions de dirhams en 2018).

Côté dépenses, on enregistre un taux d’engagement global de 13% et un taux d’émission sur engagements de 62%, soit respectivement les mêmes taux l’année dernière à la même période.

Une hausse de 16% des dépenses ordinaires est enregistrée en raison de l’augmentation de 17,8% des dépenses de biens et services, due à la hausse de 11,4% des dépenses de personnel et de 25,2% des autres dépenses de biens et services, de l’augmentation de 9,8% des charges en intérêts de la dette, conjuguée
à la diminution de 37,8% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.