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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    La récession économique causée par la crise du coronavirus rend les banques de plus en plus frileuses quant à l’octroi de prêts aux ménages. Leurs conditions sont en passe de subir un durcissement. 

    Les banquiers constatent un net ralentissement du rythme d’octroi de crédits aux ménages, rapporte La Vie éco dans un article publié hier, mardi 24 novembre. Si le déconfinement en juin dernier a relancé un peu les activités, la tendance s’est rapidement aplatie en août avec la recrudescence des cas de contamination.

    Les banques font ainsi face à un double phénomène: d’une part, la baisse de la demande des ménages et par extension leur besoin d’épargne depuis le début de la crise sanitaire; et d’autre part, l’augmentation des prêts à risques de défaillance accordés par les banques. En effet, les prêts à risques de défaillance ont augmenté de 15,5% en août, illustre le média économique, ce qui met en relief la dégradation palpable de la situation financière des emprunteurs.

    Une hausse qui risque de s’accentuer l’année prochaine selon certains professionnels qui craignent une augmentation des défauts de paiement. C’est pourquoi ils refusent désormais de prêter aux profils jugés fragiles, indique La Vie éco.

     

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    Ce durcissement intervient également dans un contexte de baisse des taux d’intérêts. Un courtier consulté par l’hebdomadaire affirme que depuis la baisse du taux directeur, les taux HT pour les crédits immobiliers ont baissé pour la plupart de 0,1% HT à 0,3% HT pour afficher entre 4% HT, et 4,2% HT.

    Concernant les emprunteurs insolvables, les établissements bancaires privilégieront l’analyse au cas par cas en octroyant des délais de grâce aux personnes ayant perdu leurs emplois, reprofilant les crédits, etc. L’idée étant d’éviter la voie judiciaire des saisies et arrêts de comptes, beaucoup trop chronophage et incertaine, souligne le média.

    Pour rappel, le Maroc subit une forte récession depuis l’apparition de la pandémie du covid-19. Outre les 581.000 emplois perdus, le pays enregistre un taux d’endettement de 76% du PIB, et entre 6,47 et 7,30 milliards d’euros d’impayés, a déclaré Abdellatif Jouahri devant les membres de la Commission des finances à la Chambre des représentants, hier, mardi 24 novembre.

     

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    «La crise que nous vivons n’est pas sans effet sur le secteur bancaire, notamment en ce qui concerne les impayés et les coûts des risques. A la fin des neuf premiers mois, les créances en souffrance ont augmenté de 70 à 79 MMDH», a énoncé le gouverneur de Bank Al-Maghrib, précisant que les créances en souffrance représentent la principale source de risques actuellement pour les banques marocaines.

    Entre décembre 2019 et septembre 2020, le portefeuille de créances en souffrance détenues par les banques est passé de 9 à 79 MMDH, une tendance haussière qui risque de perdurer s’inquiète le wali qui prévoit une reprise de la croissance économique qu’en 2023.

    Chez nos voisins de l’Hexagone aussi, les refus de prêts s’accumulent et les ménages temporisent leurs projets d’achats. Selon une enquête de la Banque centrale européenne relayée par Ouest France, un réseau de courtiers français a évalué à 15 % le taux de refus de prêts en septembre-octobre, soit 11,5 % de dossiers refusés sur l’ensemble de l’année, contre 5,5 % l’an dernier.

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