On en sait plus sur l’affaire du trafic de la nationalité marocaine au profit d’Israéliens

439
DR.

Nouveaux rebondissements dans l’affaire de trafic de nationalité qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. Le procureur du roi près la cour d’appel de Casablanca a décidé de placer 14 personnes sur les 17 interrogées en détention à la suite des résultats préliminaires de l’enquête. 

Selon la parution du mardi 12 mars du quotidien Al Akhbar, plusieurs fonctionnaires sont impliquées dans cette affaire. Parmi eux, 4 policiers travaillant à l’aéroport Mohammed V et à la préfecture de police de Casablanca, deux agents d’autorité, un employé du tribunal et un fonctionnaire d’une annexe administrative. Les 14 mis en cause risquent par ailleurs de lourdes peines pour avoir permis à des bénéficiaires de nationalité israélienne d’obtenir la nationalité marocaine alors qu’ils n’étaient pas d’origine marocaine. Ils ont également eu recours à un faux guide, en plus d’avoir falsifié plusieurs documents comme le précisait un communiqué de la DGSN.

Lire aussi: Trafic de nationalité: 10 personnes, dont 3 policiers, arrêtées

Pour rappel, le procédé criminel suivi par ce réseau que dirige un ressortissant marocain de confession juive consistait à falsifier les actes de naissance au profit de citoyens portant la nationalité israélienne qui ne sont pas d’origine marocaine, obtenir des attestations falsifiées de non enregistrement à l’Etat civil pour les inclure dans des dossiers de procès judiciaires en réclamant l’autorisation d’enregistrement dans l’état civil, et par la suite obtenir des actes de naissance avec des identités de Marocains de confession juive.

Lire aussi: Un israélien d’origine marocaine à la tête du Foyer Juif, un parti d’extrême droite

Le principal suspect de ce réseau criminel visait à permettre aux bénéficiaires d’obtenir des passeports marocains, et ce à des fins illégales, en contrepartie de sommes d’argent allant de 5.000 à 7.000 dollars US.