Pourquoi la nomination d'un nouveau conseiller de Trump irrite le Maroc

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Crédit: Figaro

La nomination de John Bolton, nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. est perçue d’un mauvais œil par le Maroc. Raison: l’homme à la moustache a souvent affiché son soutien aux thèses séparatistes du Polisario.
«Attachez vos ceintures de sécurité !». C’est ainsi qu’a été commentée par les observateurs la nomination, jeudi 22 mars, de John Bolton, nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.
Succèdant à Michael Flynn, contraint à la démission moins de quatre semaines après l’investiture de Trump, et H.R. McMaster, il est le troisième conseiller à la sécurité nationale désigné par le président américain en l’espace de 14 mois.
Au Maroc, cette nomination est perçue d’un mauvais œil. Raison: l’homme à la moustache, ancien ambassadeur américain aux Nations unies de 2005 à 2006, a souvent affiché son soutien aux thèses séparatistes du polisario, notamment à la tenue d’un référendum au Sahara.
Et pour cause, son mentor n’est autre que James Baker, Envoyé personnel de Kofi Annan de 1997 à 2004 et qui avait démissionné après que Rabat ait rejeté son plan, Baker II, proposant une résolution du conflit au Sahara.
Dans ce sens, du côté de Tindouf, la nomination de Bolton  a été bien accueillie. «Le président américain Trump nomme John Bolton, ami du peuple sahraoui, conseiller à la sécurité nationale», a ainsi titré ainsi le site séparatiste futurosahara.
Toutefois, à 69 ans, John Bolton qui fut l’un des chefs de file des «faucons» – appellation donnée aux néoconservateurs américains – au sein de l’administration de George W. Bush aura d’autres priorités en tête. En tant que partisan de la méthode forte contre la Corée du Nord et l’Iran, il devra ainsi faire se pencher sur ces deux dossiers hautement prioritaires pour Donald Trump.