Mohamed Simo (MP) s’excuse d'avoir accusé les parlementaires de penser qu'à faire la fête à l’étranger

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Connu pour ses sorties tonitruantes, le député du Mouvement Populaire, Mohamed Simo a accusé les membres de la commission des affaires étrangères de profiter des missions diplomatiques à l’étranger pour faire du shopping et sortir en boîte de nuit. Il s’en est excusé auprès de la présidence du Parlement.
Lors de la réunion de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants qui s’est tenue lundi 2 avril en présence des ministres de l’intérieur et des affaires étrangères, Abdelouafi Laftit et Nasser Bourita, dédiée aux nouveautés liées au dossier du Sahara, le parlementaire du MP Mohamed Simo a porté des accusations très graves à l’encontre de ses collègues.
Selon lui, les députés n’assurent pas leurs missions diplomatiques et profitent des déplacements payés par le Parlement pour sortir en boîte et faire du shopping. Une déclaration qui n’a pas été du goût des membres de son groupe parlementaire qui ont quitté la salle en guise de protestation.
Le président du Parlement Lahbib El Malki lui a alors demandé de retirer ses propos et de s’en excuser, mais le député, qui est élu dans la circonscription de Larach, n’a rien voulu entendre, perturbant ainsi les travaux de la commission.
Laanser à la rescousse
Cette sortie a fortement déplu aux cadres et aux députés harakis qui ont contacté le secrétaire général du parti Mohand Laanser pour protester auprès de lui contre leur collègue. Joint par H24info, Mohamed El Fadili, vice-secrétaire général du MP a déclaré: « Je ne sais toujours pas pourquoi il s’est invité à la réunion. En tant que parti politique et groupe parlementaire, nous avons chargé le député Mohamed Tadlaoui et le président du groupe des conseillers pour représenter le parti. »  Pour lui, l’intervention de Simo n’engage que ce dernier et c’est à lui seul d’en rendre compte.
Mohammed Simo est resté injoignable. Selon nos sources, le bureau du parti l’aurait obligé à présenter des excuses à la représentation nationale en envoyant une lettre à la présidence du parlement dans ce sens.
Concernant les sanctions envisagées par le parti contre son député, El Fadili tempère: « Il ne faut pas oublier que c’est un député qui parlait dans l’enceinte du parlement et sa parole ne peut être sujet à des poursuites juridiques. » explique le n°2 de la Haraka qui poursuit: »on ne vire pas un député pour son avis. C’est vrai que son point de vue ne reflète pas la position du parti, mais je pense qu’on va se contenter d’un avertissement. »