Liberté de la presse: le Maroc poursuit sa dégringolade

Image d'illustration. Crédit: DR.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) décrit une liberté de la presse en recul au Maroc dans son classement 2018. Cette année, le Maroc se retrouve en effet à la 135e position, juste devant son voisin l’Algérie qui est classé 136e et loin derrière la Tunisie, 97e.
Chaque année, Reporters sans frontières (RSF) dresse son classement mondial de la liberté de la presse. L’édition 2018 de ce classement témoigne de l’hostilité croissante de certains pays envers les médias et révèle le recul de nombreux pays en ce qui concerne le respect de la liberté de la presse.
Parmi ces pays se trouve le Maroc qui recule de deux rangs en l’année 2018 par rapport à l’année précédente. Ce recul est expliqué par l’ONG par les pressions judiciaires faites sur les journalistes. RSF rappelle d’ailleurs qu’en 2017, « plusieurs procès ont été intentés aussi bien contre des journalistes citoyens que professionnels« , plusieurs sont actuellement incarcérés et des peines de prison et des amendes ont été prononcées. Des journalistes étrangers ont également déclaré avoir été empêchés de couvrir des événements tels que le Hirak du Rif.
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Et L’herbe n’est pas plus verte du côté du pays voisin, l’Algérie. Ce dernier a lui aussi reculé de deux rangs et se retrouve ainsi en 136e place. RSF explique que depuis les dernières élections présidentielles, la liberté de l’information en Algérie demeure fortement menacée. Les autorités continuent à verrouiller le paysage médiatique à travers l’étranglement financier des médias qui empêche les journalistes de remplir pleinement leur mission.
La Mauritanie et la Tunisie sont par contre bien positionnées par rapport au Maroc. Malgré un recul de 17 rangs, la Mauritanie se trouve toujours au-dessus du Maroc, étant classé 72e. La Tunisie a elle conservé sa stabilité et stagne à la 97e position.