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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le parti islamiste PJD a dénoncé « les violations et irrégularités » qui ont selon lui émaillé les dernières élections générales au Maroc, où il a essuyé une déroute historique, selon un communiqué diffusé dimanche.

    Le Parti de la justice et du développement (PJD) « dénonce les violations et irrégularités qu’ont connues les élections », dont « l’usage massif de l’argent », « la manipulation des procès verbaux » ou encore « les noms rayés des listes électorales ou ceux y figurant doublement », accuse le communiqué clôturant une session extraordinaire du conseil national du PJD tenue samedi à huis clos.

    Ces « formes de corruption électorale » ont « abouti à l’annonce de résultats qui ne reflètent pas la teneur de la cartographie politique et la libre volonté des électeurs », estime le parti islamiste modéré, qui a déploré « une régression de notre expérience démocratique ».

    Selon le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, les opérations de vote se sont déroulées « dans des circonstances normales », hormis « des cas isolés ».

    Au pouvoir depuis dix ans, le PJD s’est effondré aux législatives, passant de 125 sièges à 13 sur un total de 395.

    L’ampleur inattendue de la défaite s’est confirmée avec les élections locales, tenues le même jour: le parti a dégringolé de 5.021 élus à 777 aux communales et de 174 sièges à 18 aux régionales contre 174.

    En fin de campagne et le jour du vote, les islamistes avaient déjà fait état de « graves irrégularités », citant des achats de voix et de candidats ainsi que « la distribution obscène d’argent » à proximité de bureaux de vote.

     

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    Le PJD « est à un tournant important où nous pouvons questionner nos choix (…) sans succomber à la psychologie de la défaite », a dit samedi son secrétaire général démissionnaire, Saad Eddine El Othmani, dans la réunion à huis clos.

    Le parti a convoqué un congrès extraordinaire « fin octobre » qui choisira une nouvelle direction après la démission collective du secrétariat général au lendemain de la débâcle électorale.

    « Nous sommes encore sous le choc. C’est comme si le parti était en réanimation, mais nous ambitionnons de le ressusciter », a promis une responsable du PJD, Amina Maelainine.

    C’est le parti libéral du Rassemblement national des indépendants (RNI), considéré comme proche du palais royal, qui a triomphé le 8 septembre, raflant 102 sièges à la Chambre des représentants.

    Son patron, le milliardaire Aziz Akhannouch –désigné depuis chef du gouvernement par le roi Mohammed VI–, a lancé des tractations avec les partis représentés au Parlement pour former une coalition gouvernementale, mis à part le PJD retourné dans l’opposition.

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