Le don d’organes au Maroc, toujours pas monnaie courante

Crédit photo : Brendan Smialowski - AFP

Le 17 octobre est la journée mondiale du don d’organe or il n’est toujours pas rentré dans les meurs du pays, en particulier lorsqu’il s’agit d’un mort encéphalique.

Seulement 36 dons d’organe ont était réalisé au Maroc depuis 2010 venant d’un donneur en état de mort encéphalique d’après les chiffres du ministère de la santé. Samya El Alami, présidente de l’Association Marocaine du Don d’Organe et de Tissu prend la parole sur le sujet et nous explique qu’il n’y a que très peu de donneurs vivants et qu’ils viennent généralement de la famille proche du malade. Elle ajoute qu’ »il est très rare que le don vienne d’une personne en état de mort encéphalique car les familles (proches ascendants) sont très réticentes, surtout lorsque le patient est encore branché. »

Au Maroc, pour être donneur en état de mort encéphalique, il faut que la famille à l’unanimité l’accepte, « en France ils avaient la carte de donneur, maintenant les choses ont évolué, tout le monde est potentiellement donneur sauf si on demande à ne pas l’être, au Maroc on est encore loin », ajoute la même source.

À noter que la prise en charge gratuite que propose l’état ne concerne que l’opération. La multitude de bilans à réaliser en amont et en aval reste aux frais de la famille du patient et du donneur. La présidente indique que le montant peut monter jusqu’à 70 000 DH, « les donneurs peuvent être encouragé s’il y a une certaine forme de gratuité. »

Elle explique également que malgré les grandes compétences des médecins et chirurgiens, notamment au CHU de Rabat, il est parfois difficile de faire plus que ce qui n’est déjà fait, sans mettre de vrais moyens. « Mais AMDOT reste optimistes à l’évolution des mentalités, car l’essentiel c’est qu’on amène ce sujet dans la place publique et qu’on en parle » conclue Samya El Alami.