La victime du harcèlement collectif en Egypte n’est pas marocaine

Les services de sécurité du ministère de l’Intérieur égyptien ont élucidé les circonstances de l’agression d’une jeune femme par une foule d’hommes pendant la soirée du Nouvel An. Contrairement à ce qui a été rapporté, il s’avère qu’il ne s’agit pas d’une Marocaine.

La vidéo tournée en Égypte montrant une jeune femme agressée et sexuellement harcelée, à la veille du jour de l’An, a été déclarée authentique par la police égyptienne.

Or, contrairement à ce qui a été rapporté par plusieurs médias nationaux, l’étudiante qui est apparue sur la vidéo montrant une jeune femme vêtue d’une robe noire subir une violence choquante de la part d’un groupe d’individus pendant que des hommes essayent de l’emmenée dans une voiture, n’est pas une Marocaine.

L’incident qui a eu lieu le soir du 31 décembre à Mansourah en Égypte concerne une Égyptienne âgée de 20 ans, rapporte les médias égyptiens.

 

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La vidéo qui a circulé en masse sur les réseaux sociaux serait à l’origine un live diffusé sur Facebook sous le titre «Harcèlement d’une fille dans la ville de Mansourah», aurait permis, indiquent les mêmes sources, aux autorités d’agir à temps pour venir en aide à la jeune femme.

Et d’ajouter qu’aucune plainte n’a été déposée de la part des habitants du quartier en question qui ont assisté à la scène sans réaction et que l’enquête diligentée pour déterminer les circonstances de cette agression a conduit à l’interpellation d’une quinzaine de personnes apparues sur les caméras de surveillance.

La vidéo, rapidement devenue virale, avait suscité un tollé relançant la controverse sur le harcèlement sexuel en Egypte fortement dénoncé depuis des années par des groupes de femmes comme endémique et généralisé.

Des vidéos montrant des groupes d’hommes agressant des femmes en public, en Égypte, font régulièrement surface depuis les années 2000 notamment pendant les rassemblements pendant la révolution de 2011.