Colère et tristesse après la mort d’un MRE aux Philippines

Suite à la mort d’un MRE aux Philippines, un collectif de Marocains bloqués à l’étranger tient le gouvernement pour responsable.

Après des mois d’attente d’un éventuel rapatriement, un jeune MRE est décédé faute de soins. Résidant aux Philippines, ce Marocain, âgé de 29 ans, a succombé après des difficultés respiratoires, ce mercredi 3 mai. Selon un communiqué d’un collectif de Marocains bloqués à l’étranger, le jeune est décédé en raison de «son incapacité à acheter, de la ventoline, médicament nécessaire pour sa maladie chronique».

Le communiqué, parvenu à notre rédaction et daté du jeudi 4 mai,  accuse le consulat, affirmant que le citoyen est décédé «par manque de réactivité du consulat, malgré les appels répétés» du défunt. Plus loin, les signataires du communiqué, tiennent pour responsable le gouvernement, «qui a abandonné ses citoyens bloqués à l’étranger».

 

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Le défunt qui était marié à une philippine, était hébergé par sa belle famille. Une responsable du ministère des Affaires étrangères précise qu’il a reçu de l’ambassade du Maroc aux Philippines le 19 mai une aide financière d’environ 200 dollars pour subvenir à ses besoins urgents.

L’inhumation du défunt sera prise en charge par le Département souligne la responsable à la demande de sa veuve au même titre que les Marocains décédés pendant cette crise pandémique.

 

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Après un long mutisme, le gouvernement avait indiqué fin mai,  qu’une commission technique composée de représentants des ministères de la Santé, des Affaires étrangères et de l’Intérieur «se penchait sur le dossier et les conditions de sécurité sanitaires en fonction des possibilités d’hébergement des personnes en question».

L’annonce a été suivie par deux opérations de rapatriement depuis l’Algérie. Mais aucun agenda ni précision n’ont été avancés par les autorités concernées concernant de nouvelles opérations, laissant dans le flou total tous les autres marocains bloqués.