Anas Doukkali : «Les nouvelles infections VIH ont diminué de 37% entre 2011 et 2017»

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La lutte contre le VIH/sida et la Tuberculose, objet d’une convention d’appui du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, constitue une priorité pour le Maroc, a affirmé, mardi à New York, le ministre de la Santé, Anas Doukkali.
S’exprimant lors d’une réunion de «Plaidoyer pour la 6ème reconstitution des ressources du Fonds mondial», organisée par la Mauritanie et le fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, en marge de la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le ministre a passé en revue les réalisations dans ce domaine, grâce à la conjugaison d’un certain nombre d’atouts qui ont permis au Maroc de devenir le premier pays de la région MENA a bénéficier des financements du sonds et l’un des 7 premiers dans le monde.
Depuis 2016, le Maroc fait partie des rares pays dans le Monde à bénéficier d’une subvention spécifiquement de die e au renforcement du système de santé (RSS) avec une enveloppe sur trois ans de 8 millions de dollars US, a-t-il indiqué, notant que le fonds mondial représente le 2eme bailleur, après le budget de l’Etat, des deux stratégies nationales, à hauteur de 45%.
Et de relever qu’en matie re de lutte contre le VIH/sida, la progression de l’épidémie a pu être jugule e et sa régression amorce e, assurant que les dernières estimations de l’épidémie réalisé par le ministère de la Sante et l’ONUSIDA montrent que la prévalence du VIH reste faible dans la population générale (0,1) et le nombre estime de nouvelles infections VIH à diminuer de 37% entre 2011 et 2017.
Le soutien du fonds mondial
L’appui du Fonds mondial a permis de généraliser la trithérapie a tous les malades depuis 2003, s’est-il réjoui, notant que le nombre de personnes bénéficiant d’un traitement antirétroviral a e te multiplie par 30 durant ces 15 dernières années permettant ainsi d’atteindre un taux de couverture des patients éligibles de 53% en 2017.
Doukkali a indiqué que le Maroc est l’un des premiers pays de la région MENA à avoir développé et mis en œuvre une stratégie nationale sur les droits de l’homme et le VIH/sida, en partenariat avec le conseil national des droits de l’Homme, ce qui a impulse une nouvelle dynamique dans la riposte nationale, base e sur les droits humains, l’approche genre et la lutte contre toutes forme de discrimination en matière d’accès aux services, s’est-il réjoui.
Abordant le volet de la gouvernance, Doukkali a souligné la mise en place de nouveaux organes de gouvernance de la riposte contre le VIH et la tuberculose, comme le Comité de Coordination du Maroc. Après avoir insisté sur l’importance de la pérennisation de l’appui financier du fonds mondial pour maintenir les acquis et relever les de fis, le ministre a affirmé que son département, en collaboration avec ses partenaires, s’engage à aller vers un impact plus important sur le VIH/sida et la tuberculose durant les prochaines années et à mobiliser plus d’efforts pour une meilleure performance de notre riposte nationale et favoriser l’atteinte des objectifs de développement durable.