Le Maroc réfléchit à rompre l’accord de libre-échange avec la Turquie

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Le déficit commercial ne cesse de se creuser entre le Maroc et la Turquie depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange qui lie les deux pays depuis 2006.

Le Maroc va-t-il mettre un terme à l’accord de libre-échange qui le lie depuis 2006 à la Turquie? C’est ce qu’a laissé entendre le ministre de l’Industrie et du commerce, Moulay Hafid Elalamy, en répondant à une question orale formulée par le groupe de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à la Chambre des Conseillers, mardi au Parlement.

Le ministère planche sur la réalisation d’une étude globale sur l’impact des différents accords de libre-échanges signés par le Maroc, a précisé le ministre Rniste, ajoutant que des recommandations découleront de cette étude. «Il faut revoir un certain nombre d’accords de libre-échanges et nous sommes prêts à mettre fin à certains accords qui nuisent à notre économie et aux intérêts du Maroc», a précisé MHE.

 

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La Turquie serait le principal pays visé par les propos du ministre, rapporte une source au sein de son département à nos confrères du journal Al Akhbar. Depuis la signature de l’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie en 2006, le royaume ne cesse de crouler sous toutes sortes de marchandises turques, creusant davantage le déficit commercial du Maroc envers le pays d’Erdogan.

Certains responsables marocains protestent contre le fait que cet accord ne serait pas respecté par la partie turque, qui poserait des obstacles à l’introduction de produits marocains en Turquie. Alors que le déficit commercial du Maroc envers la Turquie s’élevait à 4,4 milliards de dirhams en 2006, ce chiffre a presque quadruplé en 2018 puisqu’il s’élève désormais à 16 milliards de dirhams.