Coronavirus: la Russie jette son dévolu sur les produits alimentaires marocains

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La Russie s’apprête à remplacer ses importations de produits alimentaires de Chine –interrompues à cause du coronavirus– avec d’autres en provenance du Maroc et de la Turquie. Il s’agit entre autres des fruits, des légumes et des fruits de mer du Maroc et de Turquie, a indiqué la représentante de l’Association russe des producteurs et fournisseurs de produits alimentaires (Rusprodsoyuz), Irina Nagaiceva, dans une déclaration à Sputnik.

La prolifération du coronavirus ne cesse de chambouler l’économie mondiale. Si bien qu’elle a fait le malheur de beaucoup d’opérateurs économiques, mais aussi le bonheur de bien d’autres. Ce qui constitue une véritable crise pour les agriculteurs et pêcheurs chinois est en fait une aubaine sans précédent pour les exportateurs, en l’occurrence, marocains, turcs et égyptiens.

Après les déclarations du chef de l’Association russe des producteurs et fournisseurs de produits alimentaires (Rusprodsoyuz),  Dmitry Vostrikov,  concernant le remplacement des  exportations chinoises vers la Russie par des approvisionnements en provenance du Maroc et de la Turquie, c’est autour de la représentante de la Rusprodsoyuz, Irina Nagaiceva, de confirmer cette tendance.

Interrogée sur le choix du Maroc et de la Turquie, elle a précisé qu’ils ont été préférés, car «ils font partie des pays leaders en matière de livraison de ces produits en Russie».

 

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«En ce qui concerne l’importation de légumes, la Turquie détient la deuxième place. Le volume des approvisionnements est égal à 164.000 tonnes. […] Pour l’importation de fruits, la Turquie et le Maroc sont dans le top 5 des importateurs clés avec la Chine, l’Équateur et l’Égypte», a-t-elle noté.

S’agissant des livraisons marocaines, elle estime notamment que les volumes des agrumes importés peuvent être augmentés.

Irina Nagaiceva a tenu à préciser que les prix ne connaîtront  pas trop de changement, car «les produits en provenance de Chine, en raison de leur proximité territoriale, étaient principalement livrés au marché du District fédéral extrême-oriental russe».

«Il n’y aura ainsi aucun changement sensible dans la plupart des régions de la Russie. L’évolution des prix des produits de remplacement pour le District fédéral extrême-oriental dépendra d’une multitude de facteurs, de l’équilibre entre la demande et l’offre sur le marché, du coût de la logistique, des politiques des pays importateurs», a-t-elle expliqué.