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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Une fresque murale à Tanger, représentant la défunte artiste Leila Alaoui, n’a pas pu être terminée par son créateur. Il aura fallu l’intervention du wali de la région pour débloquer la situation.

    Vive polémique cette semaine au sujet d’une fresque artistique dans la ville de Tanger rendant hommage à la photographe Leila Alaoui, décédée dans des attentats terroristes à Ouagadougou (Burkina Faso) en 2016.

    Son auteur Mouad Aboulhana déclare avoir été autorisé par le Technopark pour réaliser cette œuvre de street-art sur un de ses bâtiments. Pourtant, les autorités lui ont demandé d’arrêter sa réalisation mercredi dernier après cinq jours de chantier.

    Si l’artiste a refusé d’effacer son travail, les autorités ont quand même ordonné de recouvrir le visage peint de Leila Alaoui, ce qui n’a pas manqué d’indigner la Toile et la société civile.

    Face à cette mobilisation, le wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mohamed Mhdia, est intervenu, et l’artiste a finalement pu reprendre son travail, c’est-à-dire recommencer l’œuvre escamotée.

    Cet imbroglio serait dû à un manque de communication entre le Technopark et les autorités locales. Par ailleurs, Aboulhana a déclaré que les autorités lui avaient demandé d’effacer les yeux du portrait, laissant penser à des revendications dites conservatrices. L’ex-directrice de l’information de 2M, Samira Sitail, a commenté dans un tweet à ce sujet.

    Cette affaire a particulièrement touché la famille de la défunte artiste. Contactée par nos confrères de Yabiladi, la mère de Leila, Christine Alaoui, a déclaré: «L’image a été assez violente, car nous nous sommes réjouis que Laila soit présente à Tanger, une ville où elle a beaucoup travaillé et beaucoup vécu depuis toute petite. Elle y a travaillé sur beaucoup de projets, notamment sur l’immigration et les difficultés des migrants qui tentent de traverser vers l’Espagne. C’était un beau symbole et cela faisait plaisir à toute la famille».

    Un beau symbole que pourront finalement admirer tous les Tangérois et visiteurs de la Ville du Détroit. De son côté, le père de Leila, Abdelaziz Alaoui, est venu ce jour encourager personnellement Mouad Aboulhana dont la fresque est encore en cours de réalisation.

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