L'assassinat des moines de Tibéhirine commis longtemps avant la revendication

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Les experts qui ont analysé en France les échantillons des crânes des sept moines français du monastère de Tibéhirine (Algérie), tués en 1996, ont confirmé que les religieux ont été tués longtemps avant la revendication officielle de leur décès, selon un rapport dont l’AFP a eu connaissance jeudi.
Dans ce rapport remis le 23 février aux juges antiterroristes, ces experts confirment plusieurs hypothèses déjà avancées en 2015, comme la décapitation post-mortem des moines et un décès très antérieur à l’annonce de leur mort le 23 mai 1996 par le Groupe islamique armé (GIA).
Ils n’ont en revanche trouvé aucun élément « nouveau » concernant « la cause directe » de leur mort.
Les sept moines de l’Ordre cistercien de la stricte observance avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, sur les hauteurs de Médéa.
C’est à la suite d’un long bras de fer avec Alger que la justice française était finalement parvenue, en 2016, à rapporter en France des échantillons de crânes dans l’espoir de tirer des conclusions sur les circonstances et la date précises de la mort des moines.