Washington poursuit son retrait d’Afghanistan (chef d’état-major)

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L’armée américaine poursuit son retrait d’Afghanistan, où le président Donald Trump ne souhaite laisser que 2.500 soldats à la mi-janvier, a indiqué mercredi le plus haut gradé du Pentagone.

Les Américains sont intervenus dans le pays en 2001, a rappelé le chef d’état-major Mark Milley, « afin de faire en sorte que l’Afghanistan ne soit plus jamais un refuge pour que des terroristes frappent les Etats-Unis ».

« Dans une large mesure, nous avons réussi, du moins à ce jour, à empêcher que cela ne se produise à nouveau », a-t-il jugé lors d’un forum en ligne du centre de réflexion Brookings Institution.

Le général, qui semblait encore il y a peu réticent à une réduction de la présence militaire américaine en Afghanistan, a évoqué une « impasse stratégique » sur le terrain entre les forces afghanes et les insurgés talibans.

Alors que des négociations de paix sont en cours entre les deux parties, l’administration de Donald Trump a décidé de ne conserver au 15 janvier que 2.500 soldats dans le pays, contre environ 13.000 il y a un an.

 

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Ce contingent réduit permettra aux Etats-Unis d’y conserver deux bases principales, ainsi que plusieurs autres secondaires, a avancé Mark Milley.

Donald Trump, qui avait promis de mettre un terme aux « guerres sans fin » des Etats-Unis, a limogé début novembre le ministre de la Défense Mark Esper, lequel rechignait à accélérer le retrait américain d’Afghanistan.

Il a été remplacé à la tête du Pentagone par Chris Miller, davantage favorable à une réduction des troupes sur place.

« Nous appliquons actuellement cette décision. Ce qui se passera après dépendra de la nouvelle administration », a déclaré le général Milley alors que le président élu Joe Biden doit succéder le 20 janvier à Donald Trump à la Maison Blanche.