Rare rencontre entre ministres jordanien et israélien concernant les Palestiniens

160
Israeli Foreign Minister Gabi Ashkenazi talks to the media at a news conference in front of the Liebermann Villa at the Wannsee lake in Berlin, Germany, August 27, 2020. (Michele Tantussi/Pool Photo via AP)

Le ministre jordanien des Affaires étrangères a rencontré son homologue israélien lors d’une rare entrevue, afin de faire pression pour une reprise des négociations entre les Palestiniens et l’Etat hébreu.

La rencontre a eu lieu jeudi, quelques jours après que le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est rendu en Jordanie lors d’une tournée dans des pays arabes pour obtenir des soutiens à la cause palestinienne.

Le ministre jordanien, Aymane Safadi, a rencontré son homologue israélien, Gabi Ashkenazi, au niveau du pont qui relie la Jordanie et la Cisjordanie occupée, a affirmé que la création d’un Etat palestinien indépendant était essentielle pour mettre fin au conflit avec Israël.

« Il n’y a pas d’alternative à la solution à deux Etats », a dit M. Safadi à M. Ashkenazi, selon l’agence de presse officielle Petra.

« Il est nécessaire de retourner à la table des négociations, selon le droit international, pour trouver une solution concrète pour la paix », a-t-il ajouté.

 

 

Lire aussi: Netanyahu s’est rendu en secret dimanche en Arabie saoudite, selon des médias israéliens

 

 

Les Palestiniens ont annoncé en novembre la reprise de la coordination avec Israël, stoppée en mai en raison du projet israélien d’annexion de pans entiers de la Cisjordanie occupée.

Israël a suspendu ce projet d’annexion après l’accord de normalisation des relations conclu avec les Emirats arabes unis, annoncé en août.

Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens sont au point mort depuis 2014. En janvier, le plan de paix proposé par les Etats-Unis de Donald Trump avait été salué par Israël mais rejeté pas les Palestiniens.

Il prévoyait notamment la reconnaissance de Jérusalem comme « capitale indivisible » d’Israël, ce qui avait provoqué la colère des Palestiniens, qui souhaitent faire de Jérusalem-Est, occupée depuis 1967 par Israël puis annexée, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Les Palestiniens ont coupé les ponts avec l’administration Trump et espèrent désormais de meilleures relations avec le président américain élu, Joe Biden.