Libye: Trump s’est entretenu au téléphone avec le maréchal Haftar

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Le président américain Donald Trump s’est entretenu cette semaine avec Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen qui a lancé une offensive militaire sur Tripoli, d’une « vision commune » pour la Libye, a annoncé vendredi la Maison Blanche.

Trump et le maréchal ont discuté lundi « des efforts actuels contre le terrorisme et de la nécessité de parvenir à la paix et à la stabilité en Libye », selon l’exécutif américain.

Le président des Etats-Unis a « reconnu le rôle significatif du maréchal Haftar dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières de Libye ».

Lors de leur entretien téléphonique, les deux hommes ont aussi « discuté d’une vision commune pour la transition de la Libye vers un système politique démocratique et stable ».

La Maison Blanche n’a pas précisé pourquoi elle ne révélait l’existence de ce coup de fil que plusieurs jours après.

Plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye est dirigée par deux entités rivales: d’un côté le gouvernement d’union nationale (GNA) qui contrôle l’Ouest du pays, de l’autre un cabinet parallèle basé dans l’Est, soutenu par le maréchal Haftar.

Jeudi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité, les Etats-Unis et la Russie se sont opposés à un projet de résolution britannique sur le conflit en Libye, texte qui réclame un cessez-le-feu et un accès humanitaire inconditionnel aux zones de combats près de Tripoli.

Si l’opposition russe était attendue, celle des Américains a intrigué des diplomates présents. Sont-ils sous l’influence de l’Egypte, de l’Arabie et des Emirats, qui appuient Haftar? Ou sont-ils « en pleine négociation avec les deux camps »? s’était demandé un diplomate.

Vendredi, un diplomate a estimé que l’information sur l’entretien entre Trump et Haftar « clarifiait les choses » sur la position américaine, une allusion implicite au soutien que semblent donc afficher les Etats-Unis au maréchal.