Crise au Venezuela: l’Uruguay et le Mexique annoncent une conférence des pays « neutres »

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AFP.

L’Uruguay et le Mexique ont annoncé mercredi l’organisation d’une conférence internationale le 7 février à Montevideo réunissant les pays et organismes internationaux affichant une « position neutre » sur la crise au Venezuela.

« Les gouvernements de l’Uruguay et du Mexique, en vertu de leur position neutre sur le Venezuela, organisent une conférence internationale avec des représentants des pays et organisations internationales qui partagent cette position », indique la présidence uruguayenne dans un communiqué diffusé sur son site internet.

L’Uruguay et le Mexique, qui n’ont pas reconnu l’opposant Juan Guaido comme président autoproclamé, disent ainsi répondre « à l’appel du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de parier sur le dialogue ». Les deux pays plaident pour une sortie négociée à la grave crise politique qui secoue le Venezuela.

« Le but de la conférence est de jeter les bases pour établir un nouveau mécanisme de dialogue qui, avec la participation de toutes les parties vénézuéliennes, contribuera à rétablir la stabilité et la paix dans ce pays », selon le communiqué, qui souligne la « position de non intervention » des deux gouvernements. L’Uruguay et le Mexique disent espérer que plus de dix pays et organismes internationaux participeront à cette conférence, mais sans donner plus de détails.

 

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« Le gouvernement de l’Uruguay est prêt à travailler avec les membres de la communauté internationale qui, comme le Mexique et l’ONU, veulent miser sur la diplomatie », conclut le texte. Le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza, avait indiqué lundi que des délégués des deux pays présenteraient au secrétaire général de l’ONU des propositions de dialogue concernant la crise au Venezuela.

Cet appel intervient alors que Juan Guaido a dit qu’il ne participerait pas à un « faux dialogue » avec le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro. Dans un entretien avec l’agence de presse russe RIA Novosti, le dirigeant vénézuélien s’est dit prêt à « s’asseoir à la table des négociations avec l’opposition », mais a refusé l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle.