Centrafrique: opération commando réussie des Casques bleus marocains

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Les Casques bleus du contingent marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) ont mené une opération délicate qui a permis la libération de 25 otages.

Dans la nuit du 29 décembre 2020, les militaires marocains ont dirigé une périlleuse opération d’exfiltration en République Centrafricaine qui a permis la libération de 25 éléments des Forces de sécurité intérieure (FSI) et des Forces armées centrafricaines (FACA) qui étaient prises en otage et assiégées durant 3 jours par des éléments armés de la coalition UPC/FPRC dans la base temporaire à Bakouma.

Selon la mission onusienne, c’est depuis Bangassou, au sud-est du pays, que le contingent marocain a envoyé des renforts. L’opération était appuyée par un hélicoptère de l’aviation sri-lankaise. L’action s’est déroulée dans de bonnes conditions et les FSI et FACA qui étaient menacés ont été libérés et ramenés en sécurité à Bangassou où ils ont été accueillis par les autorités militaires et civiles de la Préfecture.

« Cette opération menée à Bakouma s’inscrit dans ce cadre du mandat de la MINUSCA pour contribuer efficacement à la protection des biens et du personnel des NU, la protection des civils et la garantie de la liberté de mouvement dans notre zone de responsabilité », a pour sa part déclaré le commandant de bataillon marocain, Nouredine Amraoui.

Dès leur arrivée à Bangassou, les 25 éléments des FDS ont été immédiatement pris en charge par une équipe médicale. « Ce sont des FACA qui ont été déployés avec des FSI et des Gendarmes pour les appuyer afin sécuriser la population de la Sous-préfecture de Bakouma, dans le cadre du plan de sécurisation intégrée des élections» a expliqué Pierrette Benguéré, Préfète de Mbomou qui a tenu à être présente pour remonter le moral de ces éléments.

À noter que la nouvelle année s’est ouverte avec une nouvelle offensive de groupes rebelles qui ont pris, hier 3 janvier, la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays, frontalière de la République démocratique du Congo, à 750 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine. Cette attaque s’est produite la veille de l’annonce, par les autorités électorales, des résultats provisoires du très contesté scrutin présidentiel organisé le 27 décembre.

Pour rappel, le Maroc avait fourni, dès 2013, un contingent de 250 hommes pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine.