Algérie: un ex-policier, figure du « Hirak », condamné à deux ans de prison

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AFP

Un ex-policier algérien, militant connu du mouvement de contestation « Hirak », a été condamné jeudi à deux ans de prison ferme, selon le Comité pour la libération des détenus (CNLD).

Il est accusé de « menace sur des agents de police » et « divulgation de secrets professionnels sur Facebook », selon cette association de soutien aux détenus d’opinion.

Cet ancien policier avait notamment dénoncé la répression policière d’une marche étudiante en octobre 2019 à Alger.

Les autorités ciblent depuis des mois les militants, les opposants politiques, les journalistes et les internautes, multipliant interpellations, poursuites judiciaires et condamnations, afin d’empêcher une reprise du « Hirak ».

Ainsi, le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, a été condamné mardi en appel à deux ans de prison ferme pour sa couverture de la contestation.

Selon le CNLD, quelque 45 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation, la plupart pour des publications sur Facebook.

Le Hirak est un mouvement de contestation pacifique né en février 2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du « système » en place depuis l’indépendance en 1962.

Ce soulèvement, qui a poussé au départ le président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019, a été suspendu mi-mars 2020 en raison de la crise sanitaire.