Zefzafi n’a pas subi d’injection de substance dolorigène, assure la Délégation des prisons

775

La DGAPR a publié un communiqué dans lequel elle dément les allégations selon lesquelles Nasser Zefzafi, détenu à la prison d’Oukacha, aurait subi une injection d’une substance dolorigène.

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) vient de publier un communiqué, au ton acerbe, dans lequel elle dément formellement le fait que Nasser Zefzafi aurait subi une injection d’une substance dolorigène, comme l’a précédemment affirmé un des avocats du leader du Hirak, Isaac Charia.

«Il s’agit, ni plus ni moins, de « propos insensés montés de toute pièce, qui sont le pur produit de l’imagination débile des parties qui les ont colportés et commentés en même temps comme s’il s’agissait de faits réels »», a indiqué la délégation des prisons, dans un communiqué relayé par l’agence MAP.

«Contrairement aux pratiques et aux méthodes irresponsables adoptées par lesdites parties, qui prétendent prendre la défense de l’intéressé et des autres détenus poursuivis dans le cadre de la même affaire, l’administration de l’établissement réserve aux pensionnaires un traitement responsable et conforme à la loi et ne peut, en aucun cas, mettre en danger la vie de l’un de ses pensionnaires ni lui infliger un traitement qui va à l’encontre de la loi», ajoute la même source.

La délégation dirigée par Mohamed Saleh Tamek poursuit son communiqué en rassurant quant à l’état de santé de Nasser Zefzafi qui, selon elle, «se trouve en bon état de santé, ne suit aucun traitement médical et n’est même pas au courant des mensonges proférés à son sujet.»

La DGAPR conclut sur un ton menaçant: «l’administration de l’établissement met en garde lesdites parties contre les conséquences graves de telles allégations fallacieuses et des pratiques séditieuses dont elles usent pour servir des agendas pour le moins suspects.»