Trafic de cocaïne à Harhoura: un deuxième policier arrêté

Moins d’un mois après la saisie d’une demi tonne de cocaïne à Harhoura, les forces de l’ordre on mis la main sur l’un des cerveaux de l’opération. Il s’agit d’un ancien inspecteur de police, activement recherché depuis fin novembre.

Une arrestation qui permettra sans doute e dévoiler un large réseau, impliquant notamment des hauts responsables sécuritaires, selon le quotidien arabophone Al Massae. Le quotidien rapport par ailleurs que l’individu en question a réussi à tisser des « liens étroits au sein des services de police et réussi à amasser une fortune colossale tout en restant très discret ».

Deux personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée dans cette affaire. Il s’agit d’un individu, âgé de 40 ans, et d’une femme, trentenaire, qui avaient une liaison. En novembre dernier, dans un opération menée conjointement par les éléments de la police judiciaire de Témara et de Casablanca, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a permis la saisie de 476 kilogrammes (kg) de cocaïne dans un appartement à Harhoura, aux environs de Rabat.

Incarcération sous haute surveillance

La cocaïne, de qualité supérieure, provenait de Colombie. Les présumés coupables comptaient la vendre dans les environs de Bouznika et Témara. Les premiers éléments de l’enquête ont démontré qu’un milliardaire résidant à Rabat pourrait être derrière cette affaire. Il serait à la tête d’un réseau mondial de trafic de cocaïne et aurait blanchi d’énormes sommes d’argent dans divers commerces.

Le présumé cerveau de ce large trafic se trouve actuellement sous haute surveillance, au siège de la BNPJ à Casablanca. Il a été mis en garde à vue, en attendant la fin de l’enquête ordonnée par le Parquet. Il sera ensuite traduit devant la Cour d’appel de Rabat.

Notons que les forces de l’orde avaient également saisi, lors des perquisitions, un fusil de chasse et 19 cartouches calibre 22 millimètres, des sommes d’argent en devises nationale et étrangère, une bombe lacrymogène, 12 montres de luxe, des bijoux, une caméra numérique, 3 carnets de chèques et une lettre de change comportant un montant de 1.200.000 dirhams, ainsi que des documents de voyages et des pièces d’identité et un 4×4.