Poussière noire à Kénitra: voici les mesures du gouvernement face au problème

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Le Secrétariat d’État chargé du Développement durable (SEDD) a pris une série de mesures dans le cadre du suivi et du contrôle de la qualité de l’air à Kénitra pour réduire la propagation du phénomène de la poussière noire.

Parmi ces mesures, figure la mise à la disposition des autorités locales de Kénitra d’une unité mobile de surveillance de la qualité de l’air, relevant du laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP), depuis le 2 novembre 2017, dans le cadre de la troisième campagne de mesure de la qualité de l’air dans la ville, indique un document de la direction régionale de l’Environnement de Rabat-Salé-Kénitra.

Suite aux analyses du laboratoire mobile, un rapport, basé sur des données techniques et scientifiques précises, sera présenté d’ici deux semaines (fin novembre) au comité technique régional permanent pour le suivi de la qualité de l’air afin d’établir un diagnostic sur l’état actuel de la qualité de l’air ambiant et de déterminer les mesures devant être prises, conformément aux lois en vigueur.

Dans ce cadre, une quatrième campagne de visites et contrôle des unités industrielles a été également organisée, les 24, 26 et 31 octobre et le 02 novembre 2017, auprès des unités industrielles (UI) relevant toutes de la zone industrielle municipale (ZI) pour vérifier leur satisfaction des recommandations émises par le comité et notifiées aux responsables de l’ensemble des unités, note le document.

Concernant le suivi et le contrôle de la qualité de l’air à Kénitra, ledit comité technique a organisé plusieurs visites sur le terrain, durant les mois de février et mars 2017, incluant 21 unités industrielles, notamment deux centrales de production de l’énergie électrique, dans l’objectif de déterminer la mise en œuvre des procédures et des mesures environnementales pour réduire les émissions polluantes.

De même, pour s’assurer du taux d’avancement des mesures entreprises pour contrôler et réduire les émissions des cheminées des deux centrales électriques à Kénitra, il a été procédé à l’amélioration de l’opération de combustion et la réduction des heures de fonctionnement au niveau de la centrale de 50 %, à travers la diminution du quantité du fuel consommé de 141.889 T en 2016 à 68.934 T jusqu’à fin mai 2017, ce qui a permis de diminuer la production de 479.195 gigawattheure (GWh) à 229.346 GWh jusqu’à fin mai 2017, précise le document.

Par ailleurs, il a été procédé, depuis 2016, au contrôle de 58 hammams et fours disposant de cheminées pour s’assurer du fuel utilisé et sa conformité au système de combustion et aux normes juridiques et environnementales en vigueur.

De plus, le Comité technique régional permanent pour le suivi de la qualité de l’air, composé des représentants des autorités, des élus, des délégations régionales, des représentants des associations, des organismes professionnels concernés et des institutions scientifiques, a mis en place des stations fixes et mobiles pour l’évaluation de la qualité de l’air et la mise à niveau environnementale des installations industrielles et de la station thermique, relevant de l’Office national d’Électricité et de l’Eau Potable (ONEP).

Selon le document, il a été procédé également à l’achèvement de la topographie des émissions de polluants atmosphériques dans les villes de Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, permettant l’évaluation des émissions de gaz par les moyens de transport et les unités industrielles, tout en incitant toutes les unités industrielles locales à procéder à une mise à niveau environnementale de leurs installations.